La forêt épaisse semblait ne jamais vouloir s'éclaircir. On avait l'impression, en marchant, que les arbres se massaient de plus en plus en troupeau d'observateurs silencieux du passage des voyageurs. Sentinelles sombres figées au garde-à-vous, les pins sévères se dressaient comme sur le chemin des condamnés en route vers la hache et l'oubli.
Impressionnés par ce décor lugubre, les marcheurs sont calmes. Les quelques chants d'oiseaux qui résonnent ici et là font taire les rares conversations, rires et grommellements murmurés dans le cortège. Les oreilles se tendent, les doigts se crispent un instant sur les pommeaux d'armes, fioles, arcs et, dans un cas particulier, sur le manche d'une guitare. Puis, quand il apparaît avec un pourcentage de chances assez raisonnable qu'il ne s'agit que de quelque moineau -adolescent- probablement à quelques kilomètres, on reprend son souffle. Les demi-sourires reviennent timidement.
Combien de temps s'est écoulé depuis votre départ du logis de Richebourg à la suite de cette espèce de lézard géant -RAH PAR SOAK QU'IL EST LENT- en toge et qui vous guide -si vous avez bien compris- dans un autre logis bien moins porté sur les massacres et les Monstres géants explusant des gens par leurs orifices ?
Impossible à dire.
Pour peu qu'il eut existé avec certitude un système de mesure du temps en Erenthyrm, l'opacité des bois donne l'impression que le monde est en permanence baigné dans une demi-nuit. Certains parmi vous portent des espèces de lanternes (les locaux) qui suffisent à éclairer ce qui ressemble vaguement à un sentier et sur lequel votre incroyable équipée progresse.
Des hommes en armure menés par... Tristelune (visiblement ils ont décidé d'abandonner l'idée de définir cette personne par un titre impliquant une sexualité définie) qui ont l'air assez ereintés et suivis par tout un tas de créatures allant de l'homme-chèvre à... Well, personne n'a su dire si le gros tas de feuille verdâtre qui traînait ici et là dans un bruit de casserole faisait vraiment partie du groupe.) avancent de concert.
Malgré tout, la traversée se faisait au rythme pataud de l'émissaire du Sagittaire. C'est à dire avec la lenteur d'une coulée de lave en plein Antarticque et particulièrement poussive. Le genre de coulée de lave sur laquelle tu faisais griller les chamallows. Chaque fois qu'il soulevait son bâton de marche du sol, tout le monde retenait son souffle de peur que ce fut la dernière. Oui, on retenait beaucoup son souffle dans cette aventure.
Pendant la route, chacun discutait avec chacune, et peu à peu des bribes de langage commençaient à émerger. On s'était accordés sur les mots les plus importants, notamment //"Manger", "dormir", "accelérer//", ou encore //"Est-ce que cette chose massive qui vient de bouger là-bas dans l'ombre fait partie de votre quotidien ou est-ce que j'ai le droit de paniquer?"//
[[Soudain...->okSoudainEben]]En temps normal, vous auriez dû vous sentir relativement dans votre élément, à marcher ainsi dans la forêt. Bon, soyons francs, Personne n'est jamais totalement serein lorsqu'il se promène dans la Sylve, même si c'est à son orée -sauf peut-être la Bêêrichôône ET le Bananard, mais l'une n'a rien à craindre de personne et de toute façon défoncerait les sentiers et l'autre est tellement insignifiant mais aussi insouciant que même s'il était dans la main d'un gorille géant il trouverait encore moyen de se dire que tout va bien et qu'il a bien de la chance d'être tombé sur ce sympathique promeneur qui tient tant à l'abriter dans sa gueule.- Car c'est le domaine des Daloryans et... des chasseurs de Daloryans.
Lorsque vous ne tombez pas sur une créature dont vous ignorez tout (et parfois elle-même ignore tout d'elle-même) c'est potentiellement sur une bande de rôdeurs humains que vous risquez de tomber. Sans parler des Chymeyres, même si elles sont peu actives dans les bois. Mais plus d'un imprudent s'est retrouvé à ce que sa nuit à la belle étoile se transforme en une vie d'errance et bave aux lèvres.
Mais là, il vous fallait ajouter à l'habituelle prudence de mise l'énorme...imprudence qui se promenait avec vous. Alors que les Daloryans, Alfes, et maîtres Kays progressaient dans les bois à la suite de l'émissaire du Sagittaire -dont la lenteur extrême n'aidait en rien- en n'échangeant que quelques murmures, les "autres", eux, avaient visiblement décidé de se lancer dans la conception d'un orchestre désharmonique -quoi que cela puisse bien être-. C'était un concert de grincements de métal, de rires sonores, et une cacophonie insupportable en permanence. Bon sang, ils avaient même une créature qui s'amusait à FAIRE DU BRUIT avec un espèce d'outil en bois avec des cordes!
C'était un miracle que vous n'ayez pas déjà été assailli par une bande de maraudeurs, les sentinelles du Capricorne ou une bande de chymeyres. Ces dernières semblaient en plus toujours sauter sur les étrangers en premier (heureusement que vous aviez dans votre équipage quelques locaux qui savaient s'y prendre avec elles -même s'ils attendaient totalement consciemment toujours le dernier moment pour sauver un des Ebenaumers de leurs griffes-.
Cela étant, les voyageurs n'avaient jamais été foule, en votre monde, et vous-même n'étes pas particulièrement coutumier de la chose. Mais la situation devenait trop étouffante à Bordesylve, surtout avec cette bande de zozos terrifiés par le moindre chant d'oiseau. Et puis, ce n'était pas tous les jours qu'on avait l'opportunité de changer de vie et de suivre un émissaire du Sagittaire.
Le Logis de Bordesylve, avait-il dit. Voilà qui laissait songeur. Etait-ce les étrangers qui vous avaient ainsi contaminé en vous donnant ce goût pour l'inconnu? Difficile à dire. Celui qu'ils appelaient l'Abbé Chamel contaminait surtout l'air ambiant avec une odeur de raisin fermenté qui vous enivrait en quelques minutes si vous restiez à proximité...
Tout à coup, un craquement lourd attira votre attention en dehors de la piste. Le vénérable lézard qui menait votre troupeau n'avait pas l'air d'avoir entendu -soyons honnête, chacun était déjà surpris qu'il arrive à lever sa canne et à ne pas tomber- mais de votre côté, vous saviez qu'il y avait probablement quelque chose à récupérer. Un craquement comme celui-ci indiquait souvent la présence d'un morceau de métal étoilé. Et ça, ce n'était pas rien.
---
Si vous décidez de vous diriger vers la source du bruit, cliquez ici.
[[Inspecter la source du bruit->OkInspecter]]
Si vous décidez d'aller informer l'émissaire du Sagittaire, parce que vous n'êtes visiblement pas capable de prendre une décision seul et que vous avez un gros souci avec la hiérarchie -vous savez, c'est à cause de gens comme vous qu'on a tant de formulaires dans ce pays !-, cliquez ici, je vous en prie.
[[Informer le Sagittaire->OkInformer]]
Si vous décidez d'ignorer le craquement parce que vraiment vous êtes un rebelle et que vous avez pas envie de suivre les lignes d'un scénario déjà traçé d'avance, que vous voulez ennuyer tout le monde et BEN JE VOUS EN PRIE, ALLEZ-Y, MONTREZ DONC A TOUT LE MONDE QUE VOUS ETES UN ELECTRON LIBRE ET CLIQUEZ ICI, ET ON VA VOIR QUI C'EST LE TAULIER.
[[Claim your freedom->oKClaim your Freedom]]La tête haute, avec toute votre fierté d'avoir ignoré le destin heureux qui vous tendait les mains, vous continuâtes votre marche, d'un air résolu, le long du chemin.
Vous pensez avoir gagné, hein ? Well...
Mais à peine aviez-vous commencé à vous éloigner que vous vîtes l'un des étrangers avoir une discussion avec leur Abbé. Celui-ci regardait en direction de la forêt, dans laquelle un autre Alfe (bien plus malin que vous, visiblement, et qui savait saisir une opportunité quand elle se présentait - mais bon sang comment êtes-vous resté en vie aussi longtemps ?) venait de disparaître. L'étranger, l'air las, le suivit.
Oh.
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[[Devenir raisonnable et les suivre pour ne pas laisser le métal étoilé entre de mauvaises mains -CAD d'autres que les vôtres-->OkInspecter]]
Après tout, ce ne sont pas vos affaires. N'est-ce pas ? N'est-ce pas ?
[[Continuer à ignorer le destin et l'élément perturbateur.->OkFreeeedooom]]
Vous pouvez aussi décider d'aller parler à l'émissaire. Il a peut-être un cerveau à vous prêter, qui sait ?
[[informer l'émissaire->OkInformer]]Il y a des gens, je vous jure...BON, donc vous décidez d'aller informer l'émissaire du Sagittaire...
*Vous remontez pesamment la file des pélerins, grommelant quelques excuses aux Daloryans que vous devez bousculer et quelques injures - d't'façon ils comprennent pas la langue- aux étrangers que vous poussez franchement. Bientôt, vous arrivez en tête du cortège, composé principalement de Daloryans qui vous font signe de ralentir quand vous approchez de l'Emissaire.
"''What's happening?''" Demandâtes-vous d'un ton inquisiteur à la femme faucon.
''"We.. We... fear that the emissary might be... dead."'' Dit-elle avec une impression incertaine sur le visage en montrant du doigt la silhouette immobile, appuyée sur son bâton, de l'émissaire. Devant lui, un Ebenaumer était en train d'essayer de glisser discrètement un morceau de verre réfléchissant sous son nez. Au bout d'une seconde, il dit quelque chose que l'on vous traduisit par ''"non, c'est bon, il respire encore.''"
Tout à coup, il y eut une grande agitation, et tout le monde s'écarta alors que l'émissaire se redressait, levait son bâton, de bois, lentement, très lentement, avec une lenteur alanguie qui n'avait d'égale que la patience de l'auteur de ce texte qui sait faire des phrases à rallonge ET, contre toute attente, fit un pas en avant. Tout le monde soupira de soulagement.
Vous vous approchâtes alors, et doucement, alors que l'émissaire reprenait une marche lente -certes, mais animée- vous lui dites :
''"I saw something in the woods, should I check it out ? I mean, it sounds obvious and anyone REASONABLE ENOUGH would do it, but, you know, just in case, I'm asking...''"
Lentement, la tête de l'émissaire commença, à tourner. Trèèèès lentement.
Avant qu'il eut fini sa rotation, vous étiez déjà dans les bois en direction du bruit et vous aviez accepté votre destin. Enfin.
---
[[Au moins, vous aurez essayé. ->OkInspecter]]Après avoir franchi quelques ronces jusqu'à la sente par laquelle était passés les deux Alfes vous pénétrâtes avec une certaine reluctance -ne nous le cachons pas, il faut assumer- au couvert des arbres.
Au couvert des arbres. C'est dingue comme la polysémie peut parfois être incroyablement efficace. Parce que là, par exemple, en progressant entre les troncs moussus et les branches tordues et effilées, vous aviez particulièrement l'impression d'être une petite souris qui venait de débarquer dans une pièce sombre pour découvrir à la lueur d'un clair de lune qu'entre un refuge pour RATS et un refuge pour CHATS il n'y a que deux lettres et tout un avenir qui se joue. C'est important, les cours de langue.
Vous en étiez là de vos pensées, les sens aux aguets, scrutant chaque feuille agitée par le vent, quand soudain vous aperçutes quelque chose entre les branches de l'arbre le plus proche. C'était criard. C'était ostentatoire, de mauvais goût, et ça ne semblait pas avoir d'utilité réelle. Bref, ça ressemblait beaucoup à quelque chose venant d'Ebenaum. Et à une ombrelle rose. Oh, c'est pas vrai, est-ce que ça voulait dire que vous alliez encore trouver un Ebenaumer égaré ?
Et ça, qu'est-ce que c'était ?
(input-box:2bind $lol,"XXX==",1,"")
Un grognement surpris attira votre attention. Les Alfes qui étaient partis devant vous s'étaient arrêtés un peu plus loin dans une petite clairière. Se grattant la tête d'une main, celui qui était vêtu comme un érudit tenait dans l'autre une sorte de bout de métal qui tenait ensemble deux ronds de verre translucides. Il leva les yeux au ciel, vers une petite trouée au-dessus de lui par laquelle passait un rayon de lumière curieux et goguenard, ainsi qu'une grosse hallebarde rouillée, coincée dans les branches de l'arbre.
Aux sabots de l'alfe, une sorte de grosse boîte en bois mouillée, de forme allongée avec des armatures d'acier était solidement fermée par des chaînes, et on avait l'impression qu'il y avait un petit hublot dessus. Vous voulûtes vous approcher, mais c'est à ce moment que vous entendîtes, distant, une sorte de sifflement qui allait s'accroissant, accompagné d'un espèce de croassement étrange. Prudent, vous vous figeâtes, tentant d'en identifier la source tout en prenant votre arme, mais loin dans votre dos, un Ebenaumer beugla quelque chose qui ressemblait à "''Alors, z'estes encore en vie?".
fbouffon''
Avant que vous ne pûtes leur répondre le mot sous-mentionné, il se passa quelque chose et vous tombâtes au sol et dans l'inconscience.
[[Ah...->Okputasserie]]Vous haussez les épaules, puis vous continuez la route, en ignorant le destin, les hurlements surpris dans votre dos et le bon sens.
Mais qu'est-ce que vous voulez. Quand on est borné comme vous, hein. La route continue *soupir* au rythme de l'émissaire du Sagittaire, toujours aussi lent. Peut-être avez-vous finalement décidé d'aller lui parler ?
[[informer l'émissaire->OkInformer]]
Sinon, vous continuez à marcher, ne vous arrêtant que brièvement, pour manger (de toute façon, cela laissait le temps à l'émissaire de prendre de l'avance sur quelques mètres) et dormir. La forêt baignée dans une demi-pénombre était constamment irradiée par une tension intense, et vous étiez tous sur le qui-vivre, prêt au cas où vous ...
Et là, PAF, vous mourrez.
AH ! VOILA Où CA VOUS MENE, l'OBSTINATION ! ALORS, HOW DOES IT FEEL ?
Je vous invite donc à reconsidérer certains de vos choix...
[[Accepter ses erreurs, se repentir, et reprendre sa vie en main->ok Le caravane ]]Lentement, le front en sueur, vous tentez de faire un pas en avant, le regard résolument fixé devant vous. Une ombre grandissante s'étend à vos pieds. Et soudain, vous la sentez. L'odeur. L'odeur piquante de mauvais vin qui s'enroule autour de vous, qui vient chatouiller malicieusement vos narines. Puis, alors que vous parvenez à faire un second pas, la toux polie. Vous fermez lentement les yeux, en priant fort tous vos dieux.
//But there are no Gods here.//
La main lourde de l'abbé se pose sur votre épaule. Il n'a pas besoin d'en dire plus. Vous savez.
---
[[Il est temps.->OkInspecter]]Vous armant de courage, vous prenez la résolution de dire à l'abbé qu'il n'a qu'à demander à l'un de vos nombreux guerriers. Ou bien que de toute façon un Daloryan est déjà parti voir et qu'il serait fort impoli, voire générateur de tensions, de vouloir le suivre. Et puis, qui sait, ça se trouve ce genre de bruit est très courant et fait partie des parades amoureuses des créatures locales ? Avec un peu de malchance, vous allez tomber sur une scène intime entre deux Daloryans et ce serait vraiment inconvenant. Vraiment.
Et en plus vous ne parlez pas bien leur langue. Oui, vous allez lui dire que le mieux à faire c'est que tout le monde aille inspecter le bruit ou bien de continuer la route.
Ou alors changer de sujet. Oui, c'est bon ça, le prendre à dépourvu, comme quand votre maître vous surprenait en train de discuter pendant ses leçons et que vous esquiviez son courroux avec une question du style "Eyh, maître, est-ce vrai que les Amoureux naissent dans des gousses d'Arbre?" ou "si je suis blessé mais que j'aspire le sang de ma blessure aussi vite qu'il coule est-ce que je suis immortel ? " ou "Est-ce qu'on peut tomber malade en voulant embrasser une grenouille pour vérifier que ce n'est pas un prince charmant ?"
Ah ah, oui, vous alliez faire ça. Vous vous tournez donc vers l'Abbé, et en plongeant vos yeux dans les siens, rougis par l'alcool, la fatigue, et peut-être un peu la colère, vous ouvrez la bouche mais...
...son aura éthylique frappe la première. Il vous faut prendre une respiration avant de parler et il est plus rapide que vous.
"''C'est non. Dépêchez-vous de le suivre."''
Dommage. C'était un bon plan.
---
[[Votre honneur est presque sauf.->OkInspecter]]
Soudain, vous entendites un craquement puissant dans les bois, sur votre droite. Intrigué, vous levâtes -quelle est belle cette langue- les yeux et un sourcil en même temps (vous êtes plein de ressource, bravo). L'un des Alfes maugréa quelque chose dans ce qui lui tenait lieu de barbe, et d'un pas lourd se dirigea vers la forêt. Bon. Personne d'autre parmi les créatures locales n'avait l'air particulièrement paniqué, cela devait vouloir dire qu'il ne fallait pas s'en faire. Vous vous apprêtiez à reprendre votre "progression" quand vous bûtâtes dans le bas du bide de l'abbé Chamel. Un silence. Il renifla d'un air pensif tout en regardant l'Alfe qui pénétrait entre des arbres assez aimables pour le laisser passer.
"''Je me demande pourquoi il va voir ce bruit.''" Lâcha l'Abbé apparemment pour lui-même tandis que vous vous atteliez à le contourner en essayant de ne pas vous laisser enivrer par l'arôme de vinasse qui flottait autour de lui de façon presque perceptible. Tous ceux qui discutaient trop longtemps avec lui finissaient saôuls. C'était une sorte d'aura.
"'' - Oh, sûrement rien de bien important''" répondîtes-vous après avoir senti qu'il attendait quelque chose. Vous aviez presque réussi à rejoindre le gros du troupeau à pas aussi discrets que possible quand il lâcha encore :
"''-Ce serait bien que //''quelqu'un''// de notre groupe aille avec lui...''"
Vous vous figeâtes, les yeux écarquillés, en position dite du Gecko-Apprenti (c'était la technique la plus répandue dans les Lycées de Magie d'Ebenaum qui consistait à se faire passer pour un élément du décor lorsqu'un professeur demandait un volontaire pour servir de cobaye à la prochaine démonstration de sortilège.) Mais dans votre dos l'imposante silhouette pivotait, ne laissant plus aucun doute sur qui était le "quelqu'un" désigné ni sur la teneur des "..."
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[[Si vous souhaitez poliment faire semblant de ne rien avoir entendu et de continuer à marcher->okIgnorer]]
[[Si vous souhaitez vous retourner et décliner l'invitation en usant de tout votre charisme, cliquez ici.->oknégocier]]
[[Si vous préférez vous résigner en silence, suivre le Daloryan, accepter votre sort et ne pas perdre votre temps à aller sur des chapitres inutiles avec le stoïcisme d'Alfred de Vigny, cliquez ici. Vous êtes brave.->OkInspecter]]Vous aviez le sentiment de ne plus avoir de corps, et de plâner au-dessus de ce décor étrange sans pouvoir ni parler, ni crier. Etait-ce un rêve ou la réalité ? Et où étiez-vous ? Tout vous semblait à la fois semblable et familier.
(if:(history: where its name contains "Le caravane")'s length is 1)[Vous n'étiez plus chez vous, en Erenthyrm. c'était certain. Les hommes étaient bien trop nombreux, habillés bien trop étrangement, et ils bavassaient cette langue parlée par les étrangers. Mais, pour une raison ou une autre, vous parveniez à comprendre ce qu'ils disaient, et tout ce que vous voyiez n'avait en réalité rien de totalement inconnu ni effrayant.]
(if:(history: where its name contains "SoudainEben")'s length is 1)[C'est à ce moment que vous aperçutes le blason en bronze au centre de la table. Un ourson. Terra Kraum ! Vous étiez de retour dans le château de Tristelune, auprès duquel vous vous teniez avant d'avoir été téléporté auprès des autres créatures sauvages ! PARFAIT. Mais... où est votre corps?]
Vous n'aviez visiblement pas de corps, et vous flottiez comme une sorte d'observateur invisible, pouvant vous déplacer autour de l'assemblée.
Ne pouvant rien faire de mieux, vous décidâtes d'écouter ce qu'il se disait, et de flotter là où vous pouviez. Mais étonnamment, vous ne parveniez pas à vous éloigner beaucoup d'un homme à la barbe taillée et au regard désabusé qui soupirait beaucoup en écoutant tous les autres individus s'agiter.
---
Myrabel fit rouler entre ses doigts ses anneaux. C'était autant pour s'occuper les doigts que pour rappeler à tous ceux assemblés autour de la table qui était le patron. Lorsqu'il obtenait un diplôme dans son lycée, un pratiquant de la Voie de Vie de la magie, l'Herpe, obtenait le droit de porter un anneau de magie à son doigt, qui indiquait son appartenance à un Lycée plutôt qu'un autre. Quand on devenait archimage, on ajoutait un second anneau à son doigt. De temps en temps, mais c'était peu fréquent, certains mages obtenaient un diplôme dans deux Lycées. Encore beaucoup plus rares, dans trois Lycées.
Myrabel, malgré son chapeau bleu étoilé ridicule et sa cape jaune d'un brillant criard possédait les anneaux des 5 lycées et était archimage dans une poignée -pun intended- d'entre eux. Lui qui était druide à l'origine aurait pu ouvrir une bijouterie rien qu'avec une main, ce qui lui valait le doux titre créé presque pour lui seul de Hiéromage.
Évidemment, cela prêtait à beaucoup de confusion avec l'autre Myrabel, celui qu'ils venaient avec l'aide de Tristelune et de tous les héros assemblés en Terra Kraum de chasser quelques heures auparavant. Cet autre Myrabel -on ne savait plus bien lequel avait pris le nom duquel- était à un cran encore au-dessus. C'était un Génomage. L'un des premières êtres créés par les Dieux. Et celui-ci était en plus le
Maître de la Magie, pour ne rien faciliter à l'affaire. Qu'il eût versé dans l'art des crêpes n'aurait rien changé à sa puissance mais au moins on aurait évité des quiproquo malheureux qui conduisirent l'un ou l'autre des Myrabel à être tenu pour responsable des actions de l'autre. Et plus d'un créancier s'en serait allègrement plaint s'il avait eu l'opportunité de survivre à cette petite confusion.
Tout autour de la table se tenait quantité d'individus de tous horizons. Certains vous semblaient vaguement familiers, d'autres franchement connus, mais vous n'arriviez pas à précisément les recadrer. Il y avait du prêtre et des mages -notamment un type tout en noir particulièrement énervé beuglant "APOCALYPSE" dès qu'il arrivait à en placer une- des types bardés de médailles ou de dagues, et, chose étrange, un espèce de volatile squelettique dont la moitié du corps semblait avoir été brûlée. Probablement une sorte de faucon. Il n'avait plus qu'un oeil qui brillait d'un éclat particulièrement mauvais et dans lequel transpirait la rancune, juché sur l'épaule d'un être de petite taille au corps rocailleux qui cachait sa bouche derrière une barbe métallique épaisse. Probablement un Hungen, l'une de ces créatures faites de roches.
A la table était aussi attablée la toute-nouvelle femme de Tristelune. Encore en robe de mariée mousseline avec son joli diadème de diamants constrastant avec ses cheveux mi-longs bouclés d'un noir de jais, elle donnait l'impression de bouder, ses bras hâlés croisés, jetant de ses yeux d'ébène des regards sombres à qui osait la dévisager. A sa droite, le maître voleur Ace lorgnait l'air de ne pas y toucher sur les bagues du Hiéromage. Myrabel leva une main lasse, le brouhaha cessa. C'était la première fois qu'il prenait la parole depuis la disparition de Tristelune et... d'une grande partie des individus qui partageaient quelques heures auparavant joyeusement petits fours, anecdotes, cadeaux et coups de dagues dans le dos. La journée avait été longue. Il y a à peine quelques heures, ils affrontaient le maître de la magie, ses créatures, Nycanoc la preneuse de vies et une soufflante de l’Impératrice Magdalena. Et de toutes ces menaces, c’était clairement la dernière la plus redoutable.
"''Bon,'' dit-il en soupirant, ''je résume.'''' Donc Quelques instants après que nous ayons dissipé le petit malentendu conçernant l'AUTRE Myrabel -Oui, monseigneur Melboeuf-que-je-me-souviens-pas-avoir-vu-sur-le-champ-de-bataille, un commentaire ? Non, il me semblait bien.- Une portion significative des invités à disparu en tentant d'interrompre une bande de clampins qui, selon notre seul témoin -''il jeta un regard passablement méprisant à une sorte de Nelwyn vêtu d'une brigandine orange élimée et dont l'air béat évoquait un crapaud occupé à observer deux mouches parties dans des directions opposées-'' étaient en train de réaliser un quelconque rituel. Et parmi les disparus, l'Abbé Chamel, ce qui est une perte négligeable, et Tristelune ce qui..."''
A la mention de Tristelune, plusieurs voix s'élevèrent :
''"- Notre pauvre héros ! Lui si viril !"
- ça c'est bien vrai, un homme, un vrai, reconnaissable entre tous !
- C'est sûr qu'on pourrait pas le confondre avec une petite blondinette à lunettes, ça, non"
-...CE QUI,'' reprit Myrabel un demi-ton plus haut ce qui suffit à faire taire les papoteurs,'' est plus embêtant car il était censé sceller la paix entre les peuples d'Hoygg et d'Heygg et mettre fin au Castelom.. Or, il semblerait que Soak ait envoyé un certain nombre de ses guerriers fanatiques afin de semer le chaos. Ils nous ont infiltrés plus tôt -oui je m'intègre dans le "Nous" vous allez la boucler Melboeuf ou faut que je vous en colle une ?- et Tristelune avait été gravement blessé. Une partie des nôtres -et des chaotiques- ont aussi disparu. Mais il en reste toute une armée dehors et, Si je résume bien, nous sommes un peu assiégés. Sans compter que personne ne sait où sont les autres héros, L'Impératrice Magdalena, Dinthel le Degon ou même l'autre Lapin tueur là, comment vous l'appelez ? Toudou ? Je sais plus.
- L'APOCALYPSE !'' Beugla d'un coup le magicien vêtu de noir, sa longue barbe noire qui se confondait avec ses cheveux dégoulinant de sueur (ou de larmes?), les yeux exhorbités.
''- Du calme, Archimage Boutentrain. Les murs sont épais."''
L'archimage s'épongea le front et essuya ses petites lunettes rondes avant qu'une voix hurle depuis l'extérieur :
''- Alerte, on a trouvé une brèche dans les murs !"
-l'APOCALYYYYPSE !
- Bon, ça suffit maintenant, ''redit Myrabel en se massant les tempes. ''Les défenses de la cité ne vont pas tenir longtemps, surtout qu'il ne nous reste plus que des courtisans, des princesses, des marchands et...''
''- Et môa ! "'' ajouta le Nelwyn à l'air de batracien que personne n'avait sollicité avec un air joyeux.
''- ... des boulets. Bon. Pour l'heure, il faut que nous comprenions ce qu'il se passe. Nous avons décidé des positions. Une partie d'entre vous va rester sur les lieux, pour tenir, et assurer quoi qu'il arrive la sécurité de ceux bloqués à l'intérieur en cas d'invasion. D'autres vont s'échapper par les souterrains que nous avons trouvés vers l'ancienne nécropole, et... il me faut des volontaires pour venir avec moi chercher des indices et -un regard glissa vers le faucon squelettique qui donnait l'impression en permanence d'avoir envie de lancer des insultes au monde entier mais qui se retenait par orgueil, ou mépris- voir si on peut faire quelque chose pour réparer la situation."''
A la mention de volontaires, un frisson parcourut l'assemblée. C'est à dire qu'évidemment, il était tentant en situation de péril de rester près de quelqu'un supposément aussi puissant que Myrabel mais... Well, déjà, était-on vraiment sûr qu'il ne les avait pas volés, ses anneaux ? Et combien de fois avait-il déjà perdu la raison ? Plus d'une condamnation à mort couraient après lui, pour sûr. Et on racontait que c'était l'amour qui le guidait. Ces gens-là étaient les plus imprévisibles et dangereux de tous. D'autant que Myrabel avait le talent pour s'attirer des ennuis.
La reine, en prenant grand soin de garder les yeux fixés dans le vide loin devant elle et de ne croiser le regard de personne, se glissa jusque dans le groupe des Maîtres Artistes dont personne n'attendait autre chose que la fuite.
Quand l'archimage Bountentrain cessa de gémir et releva la tête, il se rendit compte bien tard qu'il ne restait plus que lui à la table face à la capitaine des gardes qui attendait ses ordres.
''- Bien, c'est réglé, merci pour votre bravoure, mon vieux."
''
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[[Si vous faites partie des gens sains d'esprit et que vous voulez suivre ceux qui vont partir par les souterrains, cliquez-ici -'spèce de lâche - ->okFuir]]
[[Si vous décidez de rester pour voir ceux qui vont rester sur place à tenir le siège, sachez que vous avez mon respect. Bravo. Il en faut des gens comme vous, pendant que les gens comme moi sont déjà dans les souterrains. ->OkTenir le siège]]
[[Si vous décidez de suivre Myrabel, signez ici. Une croix suffira, va. Ou même une larme.->Myrabelok]]
Menés par la femme de Tristelune dont le statut de reine par interim était un peu flou ainsi que par les maîtres des Guildes encore présents, les notables dévalèrent les escaliers en colimaçon en s'efforçant de ne pas se marcher dessus.
Arrivés dans les archives, ils sentirent une odeur étrange. Une odeur de brûlé. Mais ils n'eurent guère le temps s'attarder, et ils foncèrent vers les passages secrets au fond de la réserve. Il fallait passer dans un immense tonneau autrefois rempli de vin. Tout le monde s'échappa sans problème, sinon quelques salissures de boues et glissades involontaires mais, subitement, la reine s'arrêta.
''"Dites, Maître Ace...
-Oui ?
- Mon alliance, elle est bien censée être en pierre Célestine...
- Euh, oui ?
- Pourquoi elle ne brille pas dans le noir, alors ?
- Parce que c'est une fausse, votre altesse.
''-'' QUOI ''? Le cri de surprise et de colère rebondit en écho dans le tonneau faisant glapir les derniers fuyards qui pressèrent le pas ne sachant plus très bien qui redouter le plus de la reine ou des chaotiques.
''- Oh, je pensais que vous saviez. Ca se voit rapidement quand on est un maître fauss...maître joaillier.'''' Regardez, on voit même que ça a été fait grossièrement, à la hâte. Qui vous l'a donnée, au mariage ?
- Mais...Mais...on l'avait confiée à ce type, là, celui était si sympathique... celui qui a couronné le capitaine Vimare roi par Interim !
- Le chef de la Sombre Opale ? Oh, je crains que la couronne de Vimare ne soit fausse également.
- QUOI ? Mais vous n'avez rien dit ?
- Oh, moi, du moment que ça brille et que ça fait illusion.
- Où est passée mon alliance ? Bon sang, je ne peux pas laisser mon alliance ! Allez, filez, je vais essayer de la retrouver."
- Mais, majesté, vous êtes... en robe.''
Le regard noir de la reine en dit long. Elle tira l'épée du fourreau du médisant, et claqua la porte du tonneau avec une force qui voulait clairement dire "//''don't even dare."''//
Vous décidez de la suivre en voletant alors qu'elle remonte les escaliers, épée dans une main, ourlet de sa robe dans l'autre. La colère qui émanait d'elle semblait assez forte pour repousser toutes les armées du monde. Son alliance, merde !
Mais soudain un fracas agita l'escalier, et elle n'eut pas le temps de pointer son épée qu'une masse composée de Myrabel, du Nelwyn, du Nybel et de son faucon dégueulasse lui tomba dessus et la fit rouler jusqu'en bas.
''"MAIS AÃEUH !
- Ne vous en faites pas majesté, j'ai un plan!
- Du coup je commence à m'en faire, si, j'vais pas vous mentir. Vous n'auriez pas vu mon alliance, au cas où?. Vous n'auriez pas vu mon alliance, au cas où?
- Ah. Justement, je la cherchais. Mais...c'est pas l'espèce d'anneau en or avec un gros bijou dessus à votre doigt ? A tout hasard hein ?
- Nan, je viens de découvrir qu'apparemment celle-ci est fausse.
- Fausse ? C'tennuyeux. Bon. Suivez-moi."
-Ok. donc vous me donnez des ordres maintenant. Tranquille."
- Oh, je vous en prie, altesse, vous pouvez aussi rester ici avec votre robe, les rats, et les guerriers de Soak.
- J'ai pas dit ça.''
Myrabel aida la reine à se relever tandis que les autres étaient emmêlés de façon aussi ridicule que dantesque. Puis tout le groupe courut vers le mur opposé au tunnel secret. Le Hiéromage sembla alors entrer en transe, puis se mit à lâcher de petits couinements.
Les trois autres se toisèrent, interloqués.
-'' Squeeek...squeeeek...
- Heu, ça va ? ''
La reine commençait gentiment à reculer, quand, soudain, un pan du mur se mit à pivoter, révélant Boutentrain et une partie des défenseurs, prisonniers. Ils se hâtèrent de sortir et partirent dans diverses directions, mais Myrabel stoppa Boutentrain d'une main.
''- Hop, hop hop. Vous restez avec nous, vous. Maintenant, si vous voulez bien tous me suivre...Enfin. Même si vous voulez pas, je vous laisse pas vraiment le choix. Vous avez déjà du bol que je sois du genre à toujours donner une seconde chance. Par ici, nous allons profiter de la nuit tombée.''
[[Suivre à contre-coeur Myrabel->epeeOk]]
---
[[Repartir dans le passé pour observer Boutentrain retarder l'ennemi->OkTenir le siège]]
[[Retourner en arrière pour comprendre commet Myrabel en est arrivé là...->Myrabelok]]Tandis qu'une partie -assez pressée et nombreuse- des présents disparaissait, menée par la reine et les maîtres Artistes, dans les escaliers en direction des tunnels, vous décidâtes de rester à flotter près de ceux qui allaient tenir le siège le plus longtemps possible. A leur tête, le mage Boutentrain en sueur. Vous vous approchâtes de lui, attiré par une force invisible. Myrabel lui jeta un dernier regard entendu avant de disparaître à son tour en compagnie du nain et de son corbeau squelettique par une courtine.
La capitaine des gardes, une femme aux cheveux de cuivre et au yeux ambres semblait un peu méfiante à l'idée de devoir répondre à un mage, mais elle se plia néanmoins à la tâche :
''
- Bien, monseigneur Boutentrain. Dans nos forces, Il nous reste les changeurs de forme, là, les Ombreux adeptes de Nycanoc. Sont toujours là, eux. Pas que ça nous réjouisse, mais bon. Il nous reste les bandits qu'on avait capturés et les chevaliers de Tyr. On a aussi un certain nombre de paysans.
- ... qui sont venus se réfugier ici à la vue de l'ennemi ?
- Heu, non...C'est à dire que la majeure partie de Terra Kraum est composée de paysans.
- Ah.
- Où est-ce que l'on doit aller apporter du renfort pour contenir aussi longtemps que possible l'ennemi et gagner du temps pour la retraite ?
''
Vous sentez que vos propres pensées pouvaient influer sur Boutentrain. Qu'alliez-vous lui suggérer de faire ?
---
Your Text Here
[[''"Allons aider les chevaliers de Tyr à tenir les portes!"''->TyroK]]
[[''"Et si... et si on demandait aux Ombreux de prendre l'apparence de Chaotiques pour tromper la vigilance des autres?"''->oKombreux]]
[[''"libérons les prisonniers qu'ils se battent pour nous !"''->Okprisonniers]]Vous suivez Myrabel qui s'éloigne, laissant d'un côté Boutentrain gérer les défenseurs et de l'autre la nouvelle femme de Tristelune gérer les fuyards.
Flanqué du Hungen aux yeux rubis, de son oiseau cadavérique et du Nelwyn louchant, Myrabel part sur une courtine. Au-dehors, les combats font rage, et il y a même ici et là quelques chaotiques infiltrés durant le mariage ou après qui bondissent sur les défenseurs. Un ou deux essayent de s'en prendre à votre trio, mais quand ce n'est pas Myrabel qui d'un geste distrait de la main les projette par quelque sortilège dans un état bien plus chaotique que celui dans lequel leur corps avait fonctionné jusqu'alors, c'est le Hungen qui fait tonner une sorte de tromblon avec un air mauvais derrière sa barbe de métal. Aucune armure ne lui résiste.
Vous parcourez en survolant le trio de long en large les créneaux tandis que Myrabel semble occupé à murmurer tout un tas de choses. Finalement, le voilà qui se dirige vers le camp des invités qui se faisaient appeler la Sombre Opale, et que le Nelwyn -mais qu'il arrête de baver, celui-là !- dit avoir vus faire un rituel. Une fois dans leur tente, Myrabel trouve assez rapidement (comprendre à grands renforts d'une magie dont il vaut mieux ne rien savoir) ce qu'il cherche : un vieux grimoire. Il le feuillette rapidement, en lâchant quelques "''mais bien sûr...''" et ''"Tout s'explique !''" ou encore ''"c'est donc la truite qui avait fait le coup..."'', remarques éminemment énigmatiques qui n'ont d'autre but que de frustrer le lecteur qui en déjà marre de rien panner depuis bien trop longtemps et d'ailleurs est-ce qu'il serait pas l'heure d'aller //Netflix and Chill// plutôt que de rester là à contempler ce délire obscène ?
Non?
''CLAC''. Myrabel referme le livre interrompant le Nelwyn visiblement occupé à voir quelle distance il pouvait enfoncer son doigt dans ses orifices devant le regard horrifié du faucon zombi qui semblait pourtant en avoir déjà vu plus qu'à son heure (et comme il n'a plus de paupières il ne peut qu'observer en silence.)
Silence que brise Myrabel sans la moindre considération. Goujat. Interrompre un tel moment de grâce!
''"-Il nous faut un doigt de la reine. DEMI-TOUR ! Allons, hop hop hop!"''
Faisant volte-face, il se dirige d'un pas rapide vers la porte donnant sur l'escalier menant aux souterrains. Vous les suivez s'engouffrer dans l'escalier en colimaçon, quand sans crier gare le Nelwyn trébuche sur la première marche et tombe sur le nybel qui tombe à son tour sur Myrabel et les trois compères ne forment plus qu'une masse informe roulant et boulant jusqu'aux bas de l'escalier, en fauchant au passage la reine qui le remontait, une épée à la main.
''"MAIS AÃEUH !
- Ne vous en faites pas majesté, j'ai un plan!
- Du coup je commence à m'en faire, si, j'vais pas vous mentir. Vous n'auriez pas vu mon alliance, au cas où?
- Ah. Justement, je la cherchais. Mais...c'est pas l'espèce d'anneau en or avec un gros bijou dessus à votre doigt ? A tout hasard hein ?
- Nan, je viens de découvrir qu'apparemment celle-ci est fausse.
- Fausse ? C'tennuyeux. Bon. Suivez-moi."
-Ok. donc vous me donnez des ordres maintenant. Tranquille."
- Oh, je vous en prie, altesse, vous pouvez aussi rester ici avec votre robe, les rats, et les guerriers de Soak.
- J'ai pas dit ça.''
Myrabel aida la reine à se relever tandis que les autres étaient emmêlés de façon aussi ridicule que dantesque. Puis tout le groupe courut vers le mur opposé au tunnel secret. Le Hiéromage sembla alors entrer en transe, puis se mit à lâcher de petits couinements.
Les trois autres se toisèrent, interloqués.
-'' Squeeek...squeeeek...
- Heu, ça va ? ''
La reine commença gentiment à reculer, quand, soudain, un pan du mur se mit à pivoter, révélant Boutentrain et une partie des défenseurs, prisonniers. Ils se hâtèrent de sortir et partirent dans diverses directions, mais Myrabel stoppa Boutentrain d'une main.
'- Hop, hop hop. Vous restez avec nous, vous. Maintenant, si vous voulez bien tous me suivre...Enfin. Même si vous voulez pas, je vous laisse pas vraiment le choix. Vous avez déjà du bol que je sois du genre à toujours donner une seconde chance. Par ici, nous allons profiter de la nuit tombée.''
[[Suivre à contre-coeur Myrabel->epeeOk]]
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[[Essayer de changer le cours des évenements en aidant la reine à s'échapper->okFuir]]
[[Repartir dans le passé pour observer Boutentrain retarder l'ennemi->OkTenir le siège]]
Vous voletâtes vers les chevaliers de Tyr qui tenaient vaillamment les lourdes portes de la poterne, bloquant l'accès aux Chaotiques. Boutentrain monta sur les remparts, tandis que la capitaine des gardes partit vers les latrines en criant ''"j'ai une idée". ''
Les Chaotiques sont nombreux, mais n'ont pas d'engins de siège. Tous les regards se tournèrent vers Boutentrain paniqué. Ce dernier regarda les uns et les autres et réalisa soudain :
''"-ah mais attendez, vous croyez que je vais faire de la magie, là ? Non mais moi je peux vous faire des tours de cartes ou des paillettes.. à la limite je peux leur faire pleuvoir des lapins dessus... Ou un petit coup d'hypnose si vous arrivez à en faire asseoir un à une table et qu'il me parle d'un lieu de son enfance dans lequel il se sent secure, mais sinon..."''
Il n'eut pas le temps d'en dire plus qu'en contrebas une clameur s'éleva : des chevaliers chaotiques arrivaient depuis l'intérieur des murs et couraient vers les hommes de Tyr ! Ceux-ci, débordés, se divisèrent en deux, laissant trop peu de défenseurs : les portes tombent, et c'est une marée de chaotiques qui déferla. L'Ordre de Tyr jeta les armes, encerclé, et Boutentrain également.
Ce n'est qu'une fois dans les cachots les plus profonds du château que la capitaine des gardes, penaude, confia qu'elle avait été tirer avec son arbalète sur les chaotiques depuis une porte de service dérobée qu'ils n'avaient visiblement pas remarquée. Elle avait réussi à en toucher un et était fière d'elle. Eux avaient trouvé ça une belle opportunité pour entrer dans le château et étaient somme toute aussi assez content d'elle.
La vie prit une tournure assez salée pour l'archimage qui semblait pas loin de verser sa petite larme au fond des geôles, quand tout à coup, un gros rat se glissa entre les pierres et le regarda avec ce qui semblait être une forme de soupir. Puis le rat s'approcha d'un certain type de brique et, devant l'incrédulité générale, fit tomber l'une d'elle. Derrière, un levier qui ouvrait un passage secret apparut. Boutentrain et les autres s'esquivèrent prestement en suivant le passage qui menait dans les souterrains où les attendait Myrabel, visiblement en transe. A l'approche de l'archimage, il rompit sa transe.
''"- Visiblement, le constructeur des geôles avait soit prévu de passer un certain temps en prison, soit, et c'est plus probable, confié aux Artistes de bâtir les geôles. Et ils auraient été stupides de ne pas se ménager une issue de secours pour leurs autres activités courantes. Allez, ceux qui veulent fuir, partez.. Moi, j'ai juste besoin de Boutentrain. Venez mon vieux, vous avez déjà du bol que je sois persuadé qu’il faut toujours donner une seconde chance. la Reine est avec nous. ''
[[Suivre à contre-coeur Myrabel->epeeOk]]
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[[Essayer de changer le cours des évenements en aidant la reine à s'échapper->okFuir]]
[[Retourner en arrière pour comprendre commet Myrabel en est arrivé là...->Myrabelok]]Très vite, les Ombreux comprirent le plan. En un instant, leurs visages informes se meuvèrent jusqu'à prendre l'apparence de soldats de Soak. Ils se dépêchèrent de se vêtir d'armures récupérées lors des précédents affrontements, puis tous ensemble filèrent vers les portes afin de se poster sur les murs.
Mais, évidemment, en voyant arriver votre compagnie, les chevaliers de Tyr qui tenaient les portes se crurent encerclés. Instantanément, ils se séparèrent pour lutter contre les Ombreux déguisés en chaotiques, et de leur division les portes tombèrent. Pris en tenaille, les chevaliers de Tyr se rendirent alors que les -vrais- guerriers du chaos envahissaient la cour. Il y eut un petit moment de flottement gênant pendant lequel ils se demandèrent comment leurs copains étaient rentrés et firent des prisonniers, mais qui ne dura pas bien longtemps. Abasourdi par le tour stupide de la situation, Boutentrain en eut les bras ballants et resta coi en se laissant enchâiner.
Les Ombreux -toujours déguisés- regardèrent les chaotiques en grand nombre qui les prenaient pour leurs copains. Ils regardèrent Boutentrain, puis ils se regardèrent. Il suffit d'un haussement d'épaules pour qu'ils s'entendent. Quelques instants plus tard, Vous suiviez Boutentrain et les notables conduits dans un cachot, l'air dépités.
La vie prit une tournure assez salée pour l'archimage qui semblait pas loin de verser sa petite larme au fond des geôles, quand tout à coup, un gros rat se glissa entre les pierres et le regarda avec ce qui semblait être une forme de soupir. Puis le rat s'approcha d'un certain type de brique et, devant l'incrédulité générale, fit tomber l'une d'elle. Derrière, un levier qui ouvrait un passage secret apparut. Boutentrain et les autres s'esquivèrent prestement en suivant le passage qui menait dans les souterrains où les attendait Myrabel, visiblement en transe. A l'approche de l'archimage, il rompit sa transe.
''"- Visiblement, le constructeur des geôles avait soit prévu de passer un certain temps en prison, soit, et c'est plus probable, confié aux Artistes de bâtir les geôles. Et ils auraient été stupides de ne pas se ménager une issue de secours pour leurs autres activités courantes. Allez, ceux qui veulent fuir, partez. Moi, j'ai juste besoin de Boutentrain. Venez mon vieux, la Reine est avec nous. ''
[[Suivre à contre-coeur Myrabel->epeeOk]]
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[[Essayer de changer le cours des évenements en aidant la reine à s'échapper->okFuir]]
[[Retourner en arrière pour comprendre comment Myrabel en est arrivé là...->Myrabelok]]Vous suivâtes Boutentrain vers les geôles où étaient maintenus les chaotiques et les bandits ayant tenté plus tôt durant le mariage de semer chaos et désordre. Vous inspirâtes au mage de motiver ces hommes :
''"-Bon. On est partis tous sur de mauvaises bases... je sais. Mais il est jamais trop tard pour se racheter ! Battez-vous pour Terra Kraum, et le nouveau roi -qui n'est sûrement pas très loin- vous le revaudra ! Hourrah !"''
Les bras croisés, l'air morne, les prisonniers peu convaincus dévisagèrent l'archimage.
''- et on vous payera !
- HOURRAH !''
Boutentrain se hâta d'ouvrir la porte -avec la clé- et d'équiper en armes les bandits avant de les diriger vers les murs.
Les Chaotiques étaient nombreux, mais n'avaient pas d'engins de siège. Tous les regards se tournèrent vers Boutentrain paniqué. Ce dernier regarda les uns et les autres et réalisa soudain ce qu'ils espéraient:
''"- AH mais attendez, vous croyez que je vais faire de la magie, là ? Non mais moi je peux vous faire des tours de cartes ou des paillettes.. à la limite je peux leur faire pleuvoir des lapins dessus... Ou un petit coup d'hypnose si vous arrivez à en faire asseoir un à une table et qu'il me parle d'un lieu de son enfance dans lequel il se sent secure, mais sinon..."''
Cependant, la vue des renforts équipés d'arcs sembla décontenancer les Chaotiques. L'un d'eux s'écria alors à ses collègues que vous aviez libérés :
''"Par Soak, frères, que faites-vous ?"
"- Ils nous ont promis de l'or !"
"-Il est où, leur or ? "''
Les regards des prisonniers se tournèrent vers Boutentrain.
''"- Ben... dans la trésorerie, j'imagine, qu'est-ce que vous voulez que j'en sache ?"'' Mais en contrebas, le chef des Chaotiques reprit
''" -... du coup, les gars, vous voulez pas plutôt nous aider à prendre la forteresse et comme ça vous pouvez vider TOUTE la trésorerie sans risquez votre peau contre nous ?"''
Il y eut un long silence sur le champ de bataille.
Le genre de silence qui se dépêche de remballer ses cliques et ses claques dans ses valises parce qu'il sent quand ça pue. La capitaine des gardes lui emboîta le pas.
Boutentrain, lui, ne l'avait visiblement pas senti.
La vie prit une tournure assez salée pour l'archimage qui semblait pas loin de verser sa petite larme au fond des geôles, quand tout à coup, un gros rat se glissa entre les pierres et le regarda avec ce qui semblait être une forme de soupir. Puis le rat s'approcha d'un certain type de brique et, devant l'incrédulité générale, fit tomber l'une d'elle. Derrière, un levier qui ouvrait un passage secret apparut. Boutentrain et les autres s'esquivèrent prestement en suivant le passage qui mènait dans les souterrains où les attendait Myrabel, visiblement en transe. A l'approche de l'archimage, il rompit sa transe.
''"- Visiblement, le constructeur des geôles avait soit prévu de passer un certain temps en prison, soit, et c'est plus probable, confié aux Artistes de bâtir les geôles. Et ils auraient été stupides de ne pas se ménager une issue de secours pour leurs autres activités courantes. Allez, ceux qui veulent fuir, partez. Moi, j'ai juste besoin de Boutentrain. Venez mon vieux, la Reine est avec nous. ''
[[Suivre à contre-coeur Myrabel->epeeOk]]
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[[Essayer de changer le cours des événements en aidant la reine à s'échapper->okFuir]]
[[Retourner en arrière pour comprendre comment Myrabel en est arrivé là...->Myrabelok]]Vous vous engouffrâtes avec Myrabel, l'étrange Hungen, son vautour, l'archimage Boutentrain, le Nelwyn-bigle et la Reine -elle devait bien avoir un nom, mais tout le monde l'appelait "Majesté". Et vous étiez à peu près sûr que ce n'était pas son nom.- dans le passage secret caché au fond de la cave dans un tonneau à vin énorme et par lequel s'étaient déjà échappés tous les autres rescapés, tandis qu'au dehors, les sbires de Soak semblaient avoir pris possession des lieux.
Vous débouchâtes dans un espace boisé, au pied des remparts, en dehors des fortifications. Le Dragon du ciel était en train de disparaître à l'horizon, et la pénombre envahissait peu à peu le monde, offrant à votre escouade de quoi se cacher. Collés aux remparts de pierre froide et moussue, les pieds dans l'humus boueux de la sortie des souterrains (qui faisaient aussi office d'égoûts, visiblement. Souci d'économie.), tous écoutèrent Myrabel qui exhibait avec un air complice exagéré un petit livre relié de cuir, sauf la reine qui pestait de ne pas avoir de bottes.
''-Voilà ce que j'ai trouvé dans les affaires des types louches. Regardez ça."
- Je comprends pas ce qu'il y a d'écrit. C'est quoi cette langue, je l'ai jamais vue ?"'' Commenta Boutentrain, dubitatif.
''- Non mais moi non plus mais on s'en moque. Regardez les dessins !"
- Ben...je sais pas...on dirait... ouais, on dirait vaguement... une balle, une chaîne de montagnes et...une espèce de porte-bannière, mais sans bannière." ''
Il y eut un temps pendant lequel tout le monde regarda les symboles, puis Boutentrain. Enfin, sauf le Nelwyn qui lui pouvait regarder les deux en même temps.
''- Vous êtes miro, ou quoi ?'' Questionna la reine avec un ton très rhétorique. ''Une "chaîne de Montagnes" ? C'est une couronne, bon sang ! Et ça, là, c'est une épée, et ça, un anneau."
- Ah ouais. Mouais. Ptet, maintenant que vous le dites, ça pourrait.
- Vous êtes sûr qu'on a besoin de lui, Myrabel ?
- Ca, il faut le demander à ... Lui."''
"''Lui''", c'était le faucon, qui était partagé entre l'orgueil d'être enfin sollicité et la haine d'être désigné par "lui".
''
''''- J'CHUIS UN AIGLE ROYAL, UN PEU DE RESPECT !
- Vous êtes surtout très amoché, mon vieux.
- Un aigle royal ? J'aurais dit plutôt un faucon, moi..
- ZUT !
- Alors, vous pouvez dire à tout le monde ce que vous m'avez dit avec votre... ami, le Hungen, tout à l'heure, en échange de notre...petit arrangement ?
- Comme je vous disais, avant que je me fasse... capturer par les Ombreux qui m'ont amené ici -et utilisé comme perroquet pendant des années, LES SALAUDS- j'étais avec...deux types et une Vaelir.
- ...Glop, Vayé la Vaillante et Pogar le Vénérable, c'est ça ?
''''- DITES PAR LEURS NOMS, A CES CROUTURES !'' Pesta l'oiseau avant de reprendre. ''Donc, j'étais avec eux parce qu'ils avaient été chargés de descendre au fond de la Faille, l'Hem. Ils ont utilisé un ascenseur (c'était sa toute première utilisation, depuis il y a eu d'autres tentatives, quand ils ont pu réparer le machin, évidemment) à péniche, et avec l'engin, ils ont descendu le courant de la rivière qui coule au fond de la Faille. Ils avaient...Eu l'idée saugrenue d'aller se balader là-bas et d'aller relever le type qui garde le filet que les Hungens avaient installé à l'endroit où la rivière s'enfonce dans les entrailles de la terre, histoire de récupérer des trucs qui auraient dérivé au fil de l'eau. Comme de temps en temps les bouts d'armures des morts de la guerre de l'Hembar encore coincés au fond de l'eau et que le courant trimballe. Mais bon, Glop et Pogar et leurs copains ont eu un "accident" ''(ricanement sournois accompagné de son petit filet de bave malaisant)'' et la chaîne qui retenait la péniche a été "accidentellement" ''(et en digestif un gloussement éloquent et glauque'') brisée. Ils ont disparu au fond de l'eau. Pfiou, ciao les tocards. C'est dommage, cela dit. Déjà parce que je me suis retrouvé seul avec les Ombreux qu'ils avaient pas tués, et ensuite parce qu'il se trouvait qu'un type à bord de leur navire était en fait un voleur qui avait tiré l'énorme collier de Perles d'obsidienne des Obliviones qui appartenait à l'impératrice de Krénie.
- Vous voulez dire ces pierres qui sont capables de sauver une âme des griffes de Nocmagna en la capturant dedans ? "'' s'exclama la Reine.
''- Mais qu'est-ce qu'on s'en moque ? Continuez.
- Or, pas très longtemps après, Alors que les Ombreux me promenaient partout dans une cage, j'ai entendu certains d'entre eux dans les souterrains et les cavernes où ils vivent discuter des nouvelles du monde. Et apparemment, certains avaient entendu parler d'une équipée qui aurait pu correspondre à celle de la Péniche qui s'est enfoncée dans la rivière. L'un d'entre eux avait une tante qui avait entendu dire par le frère de son fils qu'un gros type s'était pointé finement poché dans une taverne et aurait prétendu être Glop le terrible, qu'il revenait d'un autre monde, et même qu'il y avait visiblement fait une bourde avec des "moines". Bref, il délirait à propos de monstres en forme de nuage sombres et d'hommes-chèvres. Si j'avais pu me libérer avant d'aujourd'hui, j'aurais parcouru le ciel pour en avoir le coeur net..."
''
Le silence s'installa de nouveau dans l'assemblée, songeuse, tandis que le volatile donnait l'impression de ruminer avec amertume de mauvais souvenirs. Ce qui est particulièrement difficile à faire avec un bec. Boutentrain demanda :
''"- Donc, si je comprends bien, vous pensez que la rivière de l'Hembar a permis à Glop et Pogar de voyager... dans un...autre monde, mais qu'ils sont parvenus d'une manière ou d'une autre à en revenir. Ok. Mais en quoi ça nous aide, et pourquoi est-ce que vous auriez besoin de moi ?
- Parce que vous êtes le bât...rejet...fils de Glop, Boutentrain. Et que vous portez le même collier que le chef de la Sombre Opale. Selon Bigleux."''
---
[[Le plan !->ensuiteOk]]Pendant que Boutentrain, le regard dans le vide, la barbe béante, essayait de faire le point sur sa vie à côté de Bigleux, Myrabel fit le point :
''- Bon, pour l'instant, cette hypothèse ne nous sert pas dans l'immédiat. Mais il faudra la garder au cas où le plan A foirerait.
- On a un plan A ? Première nouvelle.
- Voilà ce que je pense. Les types de la Sombre Opale ont pour une raison ou une autre tenté de faire le rituel écrit dans ce bouquin; Il apparaît assez clair qu'ils avaient besoin d'une alliance, d'une couronne et de l'épée d'un roi. Puisqu'ils vous ont donné une fausse alliance, je pense qu'ils n'avaient besoin que de l'épée du vieux roi Arturius et de la couronne... que portaient toutes deux Tristelune quand il a tenté d'interrompre le rituel. Ou alors ils avaient réussi à les récupérer avant qu'il arrive. Mais dans tous les cas, le rituel a fonctionné. Ce qui est étonnant. Maintenant, je pense qu'en toute logique, si les zinzins ont compris ce qu'il fallait faire, ils vont vouloir tenter de refaire le rituel pour rentrer. Le problème, c'est que si le rituel les renvoie ici, ils vont tomber au milieu des soldats de Soak sans s'y attendre. Je ne vois qu'une solution, refaire le rituel nous-même pour les prévenir, avant qu'ils reviennent.
- QUOI ? Vous avez pas mieux, comme solution, franchement ?
- Là, tout de suite, au débotté, excusez-moi, non. Bon, je vais chercher des alliances, je crois savoir à qui demander. Retrouvons-nous à la nuit tombée ici."'' Et en un claquement de doigts, il disparut par magie. (et non pas COMME par magie. C'était vraiment de la magie, pour une fois.) La reine roula des yeux.
''- Il fallait quoi d'autre déjà ? Une épée de roi -Tristelune devait avoir sa propre épée sous sa tente, puisqu'il se pavanait avec celle d'Arturius après l'enterrement...Et une couronne ! J'imagine que l'on doit pouvoir récupérer la couronne de ce dernier dans la Nécropole...''
---
[[Suivre Myrabel pour trouver l'alliance->okAllastar]]
[[Aller avec Boutentrain et le Hungen dans la Nécropole chercher la couronne->couroneOk]]
[[Aller au pavillon de Tristelune pour s'y faufiler avec sa femme -titre- ->OKlame]]
Le palais du Boyeux d'Haribogravie était sans doute l'un des plus raffinés au monde. Bâti évidemment avec le sang et la sueur du peuple -et un peu de blocs de granite, parce que ça coupe plus le blizzard que le sang et la sueur en hiver- il se dressait, ses murs peints avec des pigments ocres qui lui donnaient l'air d'une grosse boîte jaune posée sur un épéron rocheux dans la cordillière qui glissait depuis le céleste pic du Bofrist jusqu'à l'océan beaucoup plus loin et nommée affectueusement par les cartographes la Mandibule gelée. Entre les deux, il y avait, entre autres, l'Haribogravie et le palais du Boyeux. Le Boyeux actuel, Alvaz, dit "Le Clown", avait commencé sa vie comme trappeur dans les forêts de résineux enneigés des monts. Puis, très vite, il avait compris que la véritable proie dans cette toundra désertique, c'était les types comme lui. Les ursidés du coin étaient plus nombreux que les humains au mètre carré. Il avait eu l'intelligence de rapidement apprendre à cohabiter avec eux, et, même, petit à petit, à les dresser. S'était suivie une carrière fructueuse comme saltimbanque dans un cirque à exhiber ses ours. Jusqu'au moment où il réalisa qu'être capable de faire obéir une meute d'ours géants pouvait rapporter autre chose que des cacahuètes et quelques pièces dans un chapeau. Ca et le fait d'avoir établi des contacts dans toutes les cités importantes du pays au fil de ses tournées. C'était ainsi qu'il avait facilement remplacé l'ancien Boyeux d'Haribogravie. Avec la "facilité" que procure une grizzli doté de griffes longues comme, mettons, le malheureux poignard qu'un boyeux surpris dans son sommeil sort de sous son oreiller.
l'Haribogravie était un passage important pour ceux qui voulaient faire la connexion entre l'Ouest et l'Est d'Ebenaum sans avoir à passer par l'Empire de Shahylmarils ou la passe du Danmark. Bref, en résumé, c'était surtout important pour l'empire d'Allastar. Cela expliquait pourquoi la très raffinée impératrice avait demandé à son Ambassade officielle de se rendre au bal du mariage de la fille du Boyeux avec un prince Wampyr qui visiblement faisait un peu honte à sa lignée avec ses visions progressistes. Mais qu'importe. Le Boyeux avait invité le monde, le monde se devait d'être là. En tout cas le monde qui avait envie de pouvoir circuler librement à travers les montagnes blanches sans se prendre des caillasses et des avalanches sur le coin du pif. Et, pour ça, le monde était même prêt à passer sur le fait que pour une raison obscure le thème du code vestimentaire du mariage était le légume. (Il faut dire que c'était une denrée précieuse dans un pays couvert de neige et de boue.)
L'ambassadeur d'Allastar était donc là, parmi la foule, dressé d'un pourpoint molletonné pourpre brodé d'un lion vermeil et les épaules couvertes d'un manteau doublé en fourrure d'hermine. Rouge. Et, évidemment, une sorte de collerette bouffante verte qui associée à sa perruque sinople achevait d'en faire un poivron rouge géant. Allastar était riche, et voulait le montrer. Mais ça ne passerait pour une fois pas par les talents de couture de la première dame de compagnie de l'ambassadeur. Il avait cependant apporté moultes cadeaux et avait même obtenu d'être en charge des anneaux de mariage. Allastar était le plus riche, et tout le monde le savait. Il s'exprimait avec une voix qui serrait chaleureusement des mains et faisait présentement des accolades sympathiques mais calculées avec trois types couronnés qui venaient d'on ne sait où et semblaient vaguement perdus -personne ne leur avait visiblement donné le dress code-, avec leurs noms à coucher dehors. Mais au moins ils avaient eux aussi apporté des cadeaux.
"''- Allons n'insistez pas, vous n'allez pas dormir dans une étable, voyons, il y a assez de chambres dans le palais !"
- Mais...C'est que nous cherchons une jeune vierge qui..."
''L'ambassadeur, sans départir de son sourire, eut dans les yeux un nuage de panique avant d'attraper les trois types dans ses bras et leur chuchoter à l'écart :
''- Oulà, un peu de calme, les amis, il est un peu tôt pour ça."
- Mais c'est un ange qui nous a dit que...
- Oui, oui, je vous l'accorde, les filles du coin semblent tombées du ciel. Enfin pour ceux qui aiment ce genre de choses, mais venez donc plutôt me montrer ce que vous avez amené. Ca sent rudement bon cette poudre."
- ...Mais, on nous a dit qu'il y aurait un bébé..
- Et des vaches !
- OK, on tombe dans autre chose là. Faut vraiment que vous arrêtiez de parler si fort chers amis."
''
Pendant qu'il discourait et commençait à s'éloigner, une main polie se posa sans que personne ne la remarque sur son avant-bas. L'Ambassadeur s'interrompit et jeta un oeil derrière lui.
-'' Ah Grâce ! C'est ma dame de compagnie. Oui Grâce ?
- Excellence, dois-je aller préparer les alliances ?
''Un observateur extrêmement doué aurait peut-être perçu l'infime étincelle qui passa dans le regard de l'Allastari. Mais ce genre d'observateur n'était clairement pas dans la pièce. Physiquement du moins. Il n'hésita qu'un millième de seconde avant de répartir avec un ton sans la moindre variation.
''- Oh oui, merci Grâce. Et soyez prudente, les sols sont glissants par ici. Elle est prévenante, hein ? Et élégante... si vous saviez ! Traditionnellement, on nous affecte des hommes de compagnie, puisque nous ne sommes que les subalternes de l'Impératrice et des Princesses-Marchandes, mais comment aurais-je pu en choisir une autre qu'elle ?
''
Belle, elle l'était. Ses cheveux d'un or mordoré étaient tenus par un ciseau vermeil dans un savant chignon mais d'où s'échappait une longue mèche qui reposait sur un très beau renard roux empaillé avec un tel réalisme que l'on pouvait croire que l'animal était vivant. Peut-être l'était-il, d'ailleurs. Les yeux clairs de Grâce étaient ciselés comme tous les traits de son visage, et l'on ne pouvait s'empêcher d'avoir l'impression qu'ils avaient été dessinés par un artiste minutieux qui aimait les angles. Mais les fines lèvres qu'elle plissait en permanence dans un sourire poli mais lumineux dissimulaient le caractère de ses traits. La dame de compagnie était maîtresse dans l'art des détails, et notamment celui d'être élégante à la hauteur de l'Ambassadeur tout en disparaissant derrière lui. Elle ne devait n'être qu'une ombre. Jolie, mais une ombre. Même quand elle devait le faire maquée comme un haricot géant avec son corset à gros boutons verts et bombés sous un manteau tout aussi malachite. Mais elle n'avait pas poussé la torture plus loin, bien qu'elle aurait pu transformer n'importe quelle livrée en potager très décent si elle l'eut voulu. En tant que Dame de compagnie, un de ses premiers rôle était celui d'habilleuse. L'ambassadeur était une personne pourtant coquette et esthète, mais pour une raison qui échappait à Grâce il la chargeait constamment de lui confectionner de nouveaux habits elle-même alors qu'il aurait pu s'offrir les plus fines créations de Florenzia. S'il avait su ce qu'elle faisait des excès de tissu... Elle glissa parmi les cardinaux de Bald, le Maître de l'Ordre d'Hemonor et deux sultanes d'Al-Amar -respectivement un rang de carottes, un épi de maïs et deux poireaux- avec l'agilité d'un chat dans une forêt de ronces. Tous la virent, puis l'oublièrent dans l'instant. Un éclair quand ils croisaient son regard, puis l'obscurité dès que très vite elle le détournait pudiquement. Elle se rendit ainsi jusqu'en dehors de la salle du bal puis contourna les loges par la galerie extérieure battue par le vent. Prenant l'entrée des invités, elle ne donna même pas l'impression de vérifier que le couloir était vide avant d'entrer dans la chambre de l'Ambassade. Vite.
[[ Se glisser prestement à sa suite dans la chambre avec le même sentiment de conspiration->BagueOk]]La reine aussi se demandait comment elle en était arrivée là. Il y a quelques heures, elle pouvait ENFIN cracher des sourires et des remerciements dégoulinants de cynisme à toutes les prétendantes de Tristelune qui lui présentaient leurs hommages, alors que, quelques heures plus tard, non seulement son époux avait été mortellement blessé et sauvé in extremis par un dieu mais maintenant il avait disparu et avec la majeure partie de sa cour toute nouvelle par-dessus le marché.
C'était comme découvrir enfin comment réussir ce pas de danse et que votre partenaire décide de ne plus vous accorder de danse ou... une maison de poupée sans les poupées. Sauf qu'en plus, elle, on lui avait remplacé ses poupées par des humanoïdes chaotiques engoncés dans des armures crasseuses. Ah non, ça n'allait pas se passer comme ça, dût-elle y passer. C'était son mariage, merde ! Oui, elle aimait des choses simples, fleur bleue, et qui perpétuaient dans certaines parties du monde la condition de la femme au second rang, mais baste, ça lui allait bien, d'autant que tout ça lui avait permis à enfin obtenir de ne plus avoir à prendre d'ordres de quiconque. Oui, elle suivait les "conseils" de Myrabel de son plein gré, parvint-elle à se persuader.
Elle remontait encore une fois le souterrain secret pour déboucher dans la cave, suivie bien malgré elle par Bigleux, le Nelwyn dont elle n'avait toujours pas bien compris ce qu'il foutait encore là. Au moins, le machin était plutôt docile, avait pas l'air intimidé et ça lui donnait l'impression d'avoir encore un peu d'autorité sur quelqu'un. Serrant l'épée dentelée qu'elle avait récupérée fermement, elle fit pivoter sans un bruit le couvercle du tonneau qui donnait sur la cave tapissée de salpêtre, près des cachots.
''" - Bon, machin, l'épée de Tristelune devrait faire l'affaire. Or, je suis quasiment sûre qu'il ne l'avait pas sur lui parce qu'il n'a qu'un seul fourreau et que môssieur s'est pavané avec l'épée d'Arturius toute la journée. Ou alors elle était dans notre chambre ? Oh bon sang je ne me souviens plus s'il l'avait hier soir ou s'il n'avait que sa dague. J'ai pas fait attention à la taille. Mais attendez, est-ce qu'il ne l'avait pas lorsqu'il a été attaqué ? Ca se trouve elle est dans l'infirmerie... Ou dans la salle du trône ? Quoiqu'il aurait été capable de l'emmener à l'armurerie pour que Paul le forgeron lui polisse le pommeau. Ces hommes qui laissent traîner leurs affaires n'importe où, ils sont étouffants ! "''
Bigleux sembla acquiescer. A moins qu'il désapprouva. Difficile à dire. C'était un taiseux. La reine reprit :
''- Le château est sûrement empli de sbires de Soak, maintenant. Nous avons clairement environ 0 chance de pouvoir nous promener sans nous faire attraper. Quelle idée stupide c'était. Je veux dire, je suis en robe, maquillée, je suis belle, à quel moment est-ce que je pourrais passer inaperçue parmi eux...?"''
Son regard glissa pensivement sur le bigleux benoît . Et s'y arrêta.
''" Vous... par contre..."''
Quelques minutes plus tard, un seau à charbon rouillé sur la tête, l'épée en main et une vieille selle en cuir trouvée dans la cave ceinte comme une armure autour de la taille, Bigleux avançait dans le cachot précédé de la reine les mains liées, qui essayait de jauger à quel point le costume était crédible.
''- Vous avez vraiment besoin de garder dans vos poches tous ces trucs que vous avez trouvés par terre. Ils ne valent rien, vous savez ? Qu'est-ce que vous allez faire avec (input-box:2bind $lal,"XXX==",1) ?
- Quand on a plus rien, même un déchet ça vous donne au moins l'illusion de posséder quelque chose.'' C'était la première fois que la reine entendait le son strident de la voix du Nelwyn. Et elle espéra que ce fut la dernière.
''- Vous avez clairement besoin de parler avec quelqu'un, mais ça ne sera clairement pas moi. Bon, au moins vous tenez l'épée dans le bon sens. Allons-y."''
Ca n'avait CLAIREMENT aucune chance de passer.
Vous restâtes près de Bigleux précédé par la reine en partant des cachots désormais vides jusqu'à l'escalier qui menait au reste du château. Bientôt, ils déboulèrent sur une demi-douzaines de chevaliers aux armures plus sombres que l'ombre elle-même et qui évoquaient le résultat de la fusion entre un porc-épic dans sa phase gothique particulièrement énervé et adepte de piercings et...une quincaillerie fournie en casseroles. Il y eut un bref moment d'hésitation devant la reine jusqu'à ce que Bigleux apparaisse et leur adresse un petit geste de son épée au grand désespoir de la reine. Mais, étrangement, cela passa, et l'agitation reprit, chacun vaquant à ses occupations diverses telles que torturer le bétail, souiller les tentures ou piller les prisonniers. Ou l'inverse.
''- Par ici, murmura la reine à Bigleux.''L'exploration débutait.
---
[[Passer par la salle du trône->troneOk]]
[[Aller vérifier l'infirmerie->oLsoins]]
[[Fouiller la chambre nuptiale->oKchambre]]
[[Aller voir à l'armurerie, au cas où.->Okarmu]]Les trois groupes se réunirent bientôt au sommet d'une petite colline au milieu des bois, comme convenu, un peu à l'écart du château de Terra Kraum. La nuit s'installait désormais paisiblement et on entendait en provenance de la forteresse des chants et des rires tonitruants au-dessus d'un ciel aux nuages pigmentés par les lueurs des feux en contrebas.
''- Alors, les amis, vous voulez me dire comment s'est passé votre soirée ?"'' lança Myrabel en se frottant les mains. La reine lui répondit le regard fixé sur l'horizon.
''- Non. On en parlera pas. Jamais. Plus jamais.
- Pareil'', répondit Boutentrain, la tête entre les mains, assis sur le sol.
''- Et en plus, j'ai pas retrouvé l'épée de Tristelune.
- L'épée de Tristelune ? Ah bah oui, c'est moi qui l'ai.
- QUOI ?
- Bah oui, je l'avais empruntée plus tôt dans la journée, son aide de camp avait pas l'air d'y faire attention et c'était une jolie épée. Tenez, elle est là.
- MAIS POURQUOI VOUS LE DITES QUE MAINTENANT ?
- Mais je vous ai jamais dit de faire autre chose que de m'attendre ! Vous faites bien ce que vous voulez de votre vie.
- La vache, j'avoue qu'elle est salée celle-là quand même. Et dans une seconde vous allez nous dire que nous on est allé chercher pour rien la couronne du roi au fin fond d'une nécropole peuplée de dépressifs ?
- Vous avez ramené une couronne royale de la nécropole ?
- Alors, non, mais on a essayé.
- Mais pourquoi, alors que vous avez une reine qui en a une juste là?''
Tout le monde regarda la reine, et le fin diadème d'argent qui ceignait son front en croissant. Presque comme un sourire. Mais pas un sourire bienveillant. Ce bon vieux silence gênant qui ne partait jamais bien loin de ses meilleurs clients revint au galop.
''
- Ah, tiens, oui.
- BON, en tout cas, moi, je vous ai trouvé de vraies alliances royales, toutes fraîches retirées des doigts d'un couple nouveau ! Je vais sortir le livre des cultistes, il ne nous reste plus qu'à aligner les objets et procéder au r..."
''
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que, surgissant de nulle part, une bardée d'étincelles apparut en plein milieu de l'air devant eux. L'Hungen tomba à la renverse, et tous reculèrent, sauf Myrabel, habitué à la magie. Lentement, la gerbe d'étincelles multicolore se mit à former une sorte de petit rond. Juste assez grand pour y passer une main. Myrabel, intrigué, s'en approcha et essaya de regarder de l'autre côté de cette anomalie qui flottait dans les airs iridescents.
''"Tiens. Hello, y a quelqu'un ?"''
Une voix répondit de l'autre côté. Myrabel, souriant, se retourna vers les autres :
''
- On dirait que c'est l'Abbé Chamel. Je sens son odeur d'ici. A tous les coups, ils ont tenté aussi de faire un rituel et il s'est dirigé évidemment vers moi comme catalyseur magique. Ou parce que j'ai le grimoire. Ou l'épée. Ou les deux. CA VA VOUS ? Oh sire. On se demandait ce qui vous était arrivé. C'est moi, Myrabel. Comment ça lequel ? Je suis le hiéromage. Vous ne me reconnaissez pas ? ...Avec tout ce que j'ai fait pour vous retrouver, il est impossible de se tromper... non parce que ... Oh, l'abbé comment ça va ?
Une pause. Puis Myrabel reprit à ses interlocuteurs, que vous entendiez mieux en vous rapprochant :
Ma foi très bien, et vous ?
Oh ben écoutez on a pas à se plaindre. Il y a quelques guerriers de Soak un peu partout, Le roi a disparu…
Ben non je suis là.
Ah oui c'est vrai. Mais ça va, ce petit portail est magnifique. Et vous, comment se passe votre petite excursion dans un autre monde ?
Ma foi, les habitants sont très pittoresques mais il font une boisson d'une grande qualité.
Non c'est vrai ? Amenez votre verre
Attendez ça ne passe pas, trempez les doigts.
Voilà, je goûte... mais, qu'est ce que c'est que ça ? Mais c'est sans alcool !
Euh oui,
Qu'est ce qui vous arrive ?
Je… je suis fatigué
Ça ne va pas du tout, reprenez vous mon vieux
Oui, vous avez raison
La voix de Tristelune reprit, à travers le portail, bien que très féminine :
Je vous en prie, il nous faut mon épée pour que nous rentrions chez nous...
Oh sire, comment allez vous ?
Bien. s'il vous plait, pouvez vous me donner mon épée...
Hum je ne sais pas, qu'est-ce qui me fait dire que vous êtes bien Tristelune ?
Mais vous ne me reconnaissez pas ? Vous venez de parler avec l'abbé Chamel !
Peut-être, mais dans le doute j'ai besoin d'une pièce d’or pour la caution.
La quoi ?... D'accord, très bien. Je n'ai que des gemmes sur moi mais ça a la même valeur qu'une pièce d'or.
Montrez moi ? Non, ça ne vaut rien. J'ai dit une pièce d'or, sinon pas d'épée.
Bon... qui a une pièce d'or ? Merci. Tenez voilà pour vous
Très bien, j'ai la caution, voici l'épée. Et non, et si. »
La reine, médusée, vit Myrabel tremper son doigt dans du vin à travers le trou, le goûter, puis marchander l'épée de Tristelune contre une pièce d'or avant de la faire passer entièrement à travers le trou jusqu'en Erenthyrm. Puis celui-ci disparut. Myrabel se frotta les mains, satisfait.
''
- Ah, voilà une bonne chose de faite. Bon, j'espère que leur rituel va mieux marcher parce que sinon faut qu'on se retrouve une épée. J'ai hâte de voir ce qu'il y a de l'autre côté. ''
Ses yeux brillaient étrangement, enflammés. La reine ne put pas s'empêcher de remarquer l'impatience qui émanait de lui.
''- Dites... pourquoi vous nous aidez, Myrabel ? Je veux dire, le prenez pas mal, mais vous avez une réputation de...imprévisible, plutôt... tourné sur lui-même... et il y a évidemment ces rumeurs qui courent sur le fait que vous seriez en quête d'une toute puissance magique par...amour ?''
Le hiéromage resta un moment le dos tourné, avant de se retourner lentement vers la reine. Il avait perdu son petit sourire constamment moqueur et cynique. Il y avait quelque chose de presque dément dans ses yeux où brillaient les reflets des feux du donjon, au loin.
''- C'est vrai. Et s'il faut aller jusque dans un autre monde pour avoir l'espoir de trouver de quoi le faire renaître, je le ferais."
''
Il y eut une pause embarrassée. Boutentrain qui n'était pas au fait de ces questions se mit à regarder vers la forêt un prétexte pour ne pas croiser le regard ni de l'un ni de l'autre tout en PoPoPant. La reine hésita puis reprit avec une voix douce et compatissante qui ne lui ressemblait guère :
''- Alors, c'est très beau, et je trouve que vous avez raison de vous accrocher à vos rêves, mais les sentiments ne se contrôlent pas par magie, laissez plutôt faire le temps et ...''
''- Cela fait plusieurs siècles que la personne que j’aime est comme morte.
-...alors, S'accrocher à ses rêves, c'est bien, mais il faut aussi parfois savoir quand il est bon de tourner la page, hein.
''
Myrabel se départit d'un rire jaune.
''- Croyez-en vos rêves, mais pas trop. La devise du siècle. Désolé, altesse, mais s'il existe quelque part un espoir de pouvoir un jour ne serait-ce que savoir que la vie lui a été rendue, je passerai mon existence à le chercher et à le cultiver. Ce n’est pas elle mon rêve. Ce n’est jamais une personne que l’on rêve, mais ce sont les moments de vie que l’on accepte de partager et de sublimer ensemble. C’est ça, la vraie alchimie. Cheminer, tâtonner, un feu d’artifice. La seule inconnue est la vitesse avec laquelle les étincelles retombent. Etre patient, ce n'est pas un problème. La seule chose à savoir c'est si votre patience est consacrée à un espoir réel et dans lequel vous avez envie d'investir. Et tant qu'il y a de la vie...Et vous, vous êtes pas là aussi pour Tristelune ?"''
La Reine se tut, pensive, et frissonna. Etait-ce le froid de la nuit ? Elle ne savait pas vraiment. Elle, elle voulait surtout la couronne, à l'origine. Et elle l'avait. Mais... au fond d'elle, il restait encore la jeune demoiselle qui avait apprécié marcher main dans la main sur les remparts brisés de Terra Kraum et discuter en rigolant avec ce jeune guerrier bien plus maladroit en discussion qu’au combat, dans le parc du château où bondissaient gaiement quelques rats dodus. Et là, aujourd’hui, pour la première fois, elle avait cessé de fuir se mettre à l’abri devant le danger et elle avait passé sa journée à risquer sa vie pour... le problème d’un autre ? Bon sang, et elle avait aimé ça.
Ils furent encore interrompus par une nouvelle gerbe d'étincelles. Bien plus grosse cette fois. Myrabel retrouva son sourire dément et se tourna, les bras ouverts, vers le portail en train de se former.
Dans son dos, Boutentrain, lui, avait toujours le regard fixé vers la forêt. Ses sourcils broussailleux se rejoignirent comme les mains d'un alchimiste en prière.
''- Hey, dites, c'est quoi ce truc ambré qui se déplace...très vite, depuis la montagne, là-bas. On dirait une sorte d'étoile filante... Et heu.. ça vient vers nous.''
Les pratiquants de l'Herpe apprennent assez tôt à utiliser le double-Oeil. Grâce à ce dernier, ils peuvent lire l'empreinte magique d'une chose ou d'une personne. Il y a de nombreuses colorations, et selon le taux de luminosité, on sait la puissance magique des éléments. Les iris de Boutentrain s'effilèrent comme celles d'un serpent paniqué à mesure que la lumière grandissait dans le reflet de ses lunettes.
Dans son dos, le portail était en train de s'ouvrir, mais Myrabel venait de sentir quelque chose et de se tourner vers la forêt à son tour. Devant boutentrain, une comète filait à travers les arbres, brillante sous la lumière des étoiles, traçant un fil d'ariane en traîne enflammée derrière elle entre les arbres clairsemés des collines environnantes et émergeant des marais.
''"TOUT LE MONDE A TERRE !"''
Il y eut un éclair de panache ambré, une gerbe rousse et dorée, quelques hurlements de l'autre côté, puis plus rien. Le portail se referma en un instant. Le silence fit tomber son rideau dans un salut majestueux.
''- Oh. ''
Pour la première fois, les compagnons virent la peur dans le regard de Myrabel.
[[Quand, tout à Kou...Koukou!->Koukou]]Elle était là, attendant, au milieu de l'ombre et des feuilles. Elle avait toujours été là. Ou jamais. Elle nageait dans le temps et au travers des destinées comme une comète dans l'espace figé. C'est ainsi qu'elle était arrivée, à l'aube des Temps, en Ebenaum. Tombée du ciel. Une étoile ? Pas vraiment. Même le mot "insaisissable " était trop défini pour décrire Kou.
C'était une créature d'ailleurs. Avait-elle bondi de planètes en planètes jusqu'à s'accrocher au monde d'Eren alors qu'il n'était qu'une formation de roches agglomérées volant à travers l'espace pour échapper à son poursuivant ? Ou bien sommeillait-elle sur l'un de ces fragments célestes qui furent attirés pour devenir la carapace terrestre abritant Eren bien loin des regards stellaires ?
Impossible à dire. Peut-être les deux à la fois. Ce n'était pas une déesse - mais elle n'avait rien à leur envier, ce n'était pas une créature de magie -mais elle restait bien supérieure à tous les mortels, Ce n'était pas une créature civilisée -mais pas une créature sauvage,
Bref, c'était Kou. Une anomalie en roue libre dans les mondes d'Ebenaum et d'Erenthyrm.
Et elle attendait. Depuis longtemps. Elle attendait de pouvoir le visiter, ce monde qu'elle pressentait se terrer sous l'autre. Elle en sentait les effluves, elle se souvenait de ses premières esquisses. Elle avait croisé, alors qu'il était tout jeune, le regard de l'Ours des Tempêtes, cette créature qui après avoir volé le nectar d'Eren avait semé la vie dans son antre.
Et Kou l'avait trouvé mignon. Rigolo. Une bonne grosse peluche. Mais à ce moment, elle avait été ramenée en Ebenaum, poussée dehors par les Vents furieux qui étaient les gardiens du Berceau. Le passage avait été refermé par un dard de glace titanesque, et Kou enfermée en Ebenaum. Blessée, tapie au fond de son terrier, elle avait aiguisé ses griffes.
Mais Kou était patiente. La plus patiente des créatures du monde, car la moins liée au temps. Elle avait pendant les millénaires parcouru le monde avec une bonhomie et une gaieté toute propre. Elle s'était amusée de semer le chaos ici et là, sans la moindre arrière pensée. Quand il manquait une chaussette sur deux à la lessive, c'était elle. Quand on ne retrouvait plus la bonne clé dans un trousseau rempli au moment d'ouvrir la porte au roi, c'était elle. Quand on jurait avoir mis de quoi s'essuyer dans les latrines mais que ça avait disparu! Bon, là, ce n'était pas elle, parce qu'elle était élégante. Mais on aurait pu le croire.
Rien ne lui importait, et de ses griffes acérées elle pouvait percer les poitrines avec une facilité déconcertante. La beauté sauvage de cette femme au corps de goupille et à la coiffe embrasée n'avait d'égal que la profondeur des blessures qu'elle pouvait affliger. Combien de guerriers n’eurent pas le temps de réaliser le danger parce qu’ils étaient occupés à se recoiffer ? De ses doigts délicats elle pouvait faire battre un coeur ou le faire taire à jamais, sans même qu'elle ne s'en rende compte, bien qu’elle n’avait qu’une tendresse naturelle pour tous les êtres vivants, pour peu qu’ils n’essayassent pas de freiner sa route. Plus tôt, les héros rassemblés à Terra Kraum par cette saison de Ventredragon avaient lutté contre le mortel lapin Toudou en croyant qu'il pourchassait quelque chose. Non, il fuyait sa maîtresse. Mais elle se moquait de ce pastiche.
Elle l'avait senti, a des centaines de lieues de cela, l'ouverture vers l'autre monde. L'espace de quelques secondes, en son coeur avait jailli une étincelle de curiosité, l'arôme de l'Ours des Tempêtes qui vibrait de nouveau dans l'air; Elle avait bondi, mais était arrivée trop tard. Cela ne lui arrivait pas souvent. Et cela ne lui arriverait pas une seconde fois.
Elle était là, et elle avait guetté le second portail s'ouvrir. Trop petit pour elle.
Mais une troisième chance venait de surgir, et celle-là, elle n'allait pas la rater.
---
''- Mais...qu'est-ce que c'était ?''
''- K...kou..kou.."'' bégaya Boutentrain, tout pâle.
-'' Un coucou ?'' s'étonna la reine qui n'avait pas l'air aussi perturbée que les deux mages. ''Plus jamais je leur donne des graines sur le bord de la fenêtre, à ces saloperies.
- NON, c'était KOU ! Une créature hors du temps et du monde. Nul ne sait d'où elle vient, ni qui elle est, c'est une sorte de femme aux airs de renard dont les griffes tranchent tout !
- Mais comment vous savez tout ça, vous ? lança l'aigle en grommelant.
- ARCHIMAGE EXPERT EN ENTITES SAUVAGES EXTRA-DIVINES, je vous ai dit
Myrabel se releva lentement et s'épousseta, l'air fâché. Personne ne me croira si je raconte notre histoire.
- Vous aurez qu'à écrire un bouquin. Tout passe mieux avec un bonne histoire.
- Pff, et comment vous allez réagir quand je vous aurais décrite dans mon bouquin ?
- Hein ? Ah mais non mais vous ne parlez pas de moi dans votre truc, hein!
- Voilà. Personne ne comprend que les bouquins c'est avant tout une thérapie pour laisser derrière soi des mots. C’est pas pour les autres. C’est pour soi.
- Ok donc d’abord les coucous, maintenant les pies. C’est quoi votre problème ?
- Et ben, à priori, reprit Myrabel pour interrompre les deux lascars qui étaient en plein déni de la réalité, on l'a quand même échappé belle.
-'' Euh, excusez-moi ? Je me sens pas si bien que ça."''
C'était le hungen. Il se tenait toujours debout devant l'endroit où s'était tenu le portail. Tout le monde le regarda. Sa tête de roche glissa lentement au sol, séparée de son corps par une fine mais profonde entaille fumante.
''- Ah. ''
[[Il ne restait plus qu'une chose à faire...->L'envoiOk]]
L'équipage se tenait sur le pont de la péniche ballottée par les flots brillants du Serpent Vif-Argent. C'était le nom que les gens avaient donné pendant des siècles à la rivière qui coulait au fond de la Faille. On n'avait pas trouvé d'autres explications au fait qu'elle donnait l'impression de briller alors que la faille était bien trop profonde pour que la lumière du jour puisse lui parvenir sinon quand l'alignement était parfait avec le Dragon Zénith.
Mais maintenant qu'ils faisaient partie des rares privilégiés à pouvoir contempler la rivière en naviguant dessus, ils comprenaient : le fond de l'eau était encore rempli, malgré les siècles passés, par les armes et armures des soldats morts pendant la guerre de l'Hembar qui avait mené à la création de la Faille. Par une raison étrange, l'eau qui s'écoulait en permanence depuis les lointaines mers jusqu'au fond de la Faille, dans une sorte de trou s'enfonçant dans la terre et que contemplaient maintenant vos compagnons faisait briller les objets abandonnés sous les eaux. Ils avaient l'impression d'être dans un coffre aux bords immenses. Au-dessus d'eux, on distinguait à peine le ciel. Ils avaient dû se rendre à l'évidence, il leur avait été impossible de reproduire le rituel. Mais Myrabel, les yeux toujours brillants, avait voulu vérifier cette histoire de Glop -même s'il n'avait pas voulu tenter de retrouver ledit Glop, mais plutôt filer directement à l'Ascenseur-.
Il nous suit toujours ?
Oui. Il est visiblement en train de descendre l’ascenseur en rappel. Il en a pour un moment, surtout avec son armure.
Redites-moi pourquoi il nous suit, Mordicus ?
Oh, et bien votre Altesse, Jean-Benoît est du genre à vite s’attacher à une ennemie digne de ce nom. Et on s’en débarrasse pas facilement. Vous l’avez provoqué en duel en le giflant. Il l’a pris comme un geste d’attention. Voire d’affection.
La reine ne sut pas bien comment elle devait considérer la chose, tout en regardant, au loin, à l’autre bout de la faille, la petite silhouette rouge descendre la chaîne.
Mais…on s’est déjà battus une fois, pourquoi il insiste ?
C’est le genre à toujours croire aux secondes chances. Tant qu’il perd.
Bon sang, encore un qui a des soucis d’attachement et d’ego. Et il est pas censé être discret ? Me capturer par surprise ? Parce qu’on le voit là, il le sait ? ON VOUS VOIT, LA !”
Oh non mais ne lui parlez pas Altesse, ça va juste le relancer.”
RESPECTEZ MA ZONE DE CONFORT !
Heu… Vous faites quoi là ?
EYH, C’EST PAS LE MOMENT DE VOUS ENTRAINER A LACHER PRISE, HEIN ! Mais qu’est-ce-que… Ah bah si, il l’a fait ! Mais qu’il est bête. STOP ! Y a un… type en armure à la mer !
---
Quelques instants plus tard, ils contemplaient le chaotique dans son armure délavée qui désormais affichait un vermeil digne d’un paladin, trempé et évanoui.
J’ai dit “PAS” lâcher prise. Il est pas futé votre copain, Mordicus.
Oh, allez, vous savez bien comment fonctionne la négation, en français
Pf. En tout cas lui qui voulait une aventure, le voilà servi. Bienvenue à bord.
Elle soupira et se retourna vers le reste de l’équipée.
- ''Rappelez-nous déjà pourquoi vous nous avez pas téléporté ici par magie plus tôt, Myrabel ?''
-'' On ne peut pas toujours tout régler par la magie, je vous l'ai dit. C'est en galérant qu'on progresse.'' La reine soupira avant de reprendre, après une pause.
''- Vous êtes sûr de vous?'' Demanda-t-elle, n'en pouvant plus de se mordre les lèvres. Vous n'avez pas peur de...
''- ...Oui, j'ai peur. Dit-il en se retournant, l’air grandiloquent. Et vous savez pourquoi ? Parce que comme disait Le Béotien dans le Terranaute, "L'Amour sème dans son sillon les graines de fleurs que piétineront dès qu'il aura détourné le regard Colère, Peur, Tristesse, puis Envie qui vient ensuite et achève tout. Ces quatre cavaliers sont les hérauts de la Folie de la Passion. Mais ne vaut-il mieux pas vivre parfois un peu fou que de ne pas avoir eu de passion du tout ?" et deux chapitres plus tard il ajoute :"Il n'a pas peur de tomber, celui qui n'a jamais volé dans les airs. Mais pour les anges, un jour sans ailes n'est plus un jour." L'amour n'est qu'un concept impossible à saisir que l'on essaie de capturer bêtement. Si nous arrêtions de vouloir tout définir et encadrer, nous vivrions plus libres. Il faut chercher à ce que nos envies nous amènent sur des instants heureux à saisir, et improviser ensuite. Mais avoir envie de vivre quelque chose provoque souvent la peur de ne pas le vivre. Oui, j'ai peur. Tout le temps, et jamais."
Silence. Yeux plissés fixés sur un horizon imaginaire.
- Euh. Ok. Mais j'avais pas fini ma question en fait." ''La reine sembla confuse, mais elle n'osa plus rien dire. Les mièvreries, ce n'était pas trop son truc, même si elle ne pouvait s'empêcher de se sentir émue par cet étrange personnage qui donnait l'impression de patauger à la fois dans son irréductible humanité tout en aspirant à la sagesse. N'était-ce pas au final le lot de tous les mortels ?
La péniche continuait d’avancer lentement vers le fond de la Faille, retenue par la chaîne qui draguait le fond de l’eau. La reine ne put quand même s'empêcher d'ajouter, par fatigue, pour briser le silence et un peu par agacement du mec qui se la racontait comme un héros :
''- Et vous devriez pas peut-être considérer qu'elle n'a peut-être pas envie d'être ramenée à la vie, votre “muse” ? Hm ? Après tout, ce serait pas un peu égoïste? Vous voulez la faire revivre juste pour être avec elle, cette femme, mais c'est tyrannique ! Ca se trouve, mourir, c’était un prétexte pour vous quitter ! "'' Elle regretta tout de suite ses paroles. C'était quand même un mage puissant, à priori. Mais il lui répondit en maugréant :
''- Je n’ai jamais dit que cette personne était une femme, déjà. Et elle fera ce qu'elle veut de sa vie. La seule chose qui m’anime c’est de savoir qu’il y aurait la possibilité dans l’univers qu’un jour, peut-être, elle ait envie de s’asseoir à côté de moi contempler un coucher de soleil. Et si ça arrive on verra ensuite si d’autres couchers de soleil nous font envie. En attendant, c’est la seule motivation qui m’a gardé en vie et m’a empêché de massacrer déjà une dizaine de fois tous les mages de la planète. Parfois on a juste besoin de savoir que l’espoir est permis. Quand elle était en vie, je bénissais chaque aube, parce qu’un nouveau jour avec la chance de partager un moment avec elle se levait. Aujourd’hui, j’attends avec hâte les crépuscules. Parce que, qui sait, après la nuit, peut-être l’apercevrais-je à l’horizon se lever ? …Bon, lança-t'il sans se départir de son air résolu, vous êtes sûr que le filet ne peut plus lâcher, hein ? ''
Il s'adressait à la tête du Hungen que Boutentrain tenait dans ses mains. La tête cligna des yeux pour acquiescer. Pour tuer un Nybel ou Hungen pour de bon, il fallait lui briser le cristal de vie qu'il avait de niché dans sa roche et qui irriguait le corps minéral avec un fluide animé. Une chance pour ce Hungen, son cristal était situé dans sa tête. Sans ça, il serait mort sur le Kou. //Badoum Tssoin Tssoin//.
-'' Je sais pas'', dit la reine. ''On pourrait peut-être d'abord faire un test. Vous avez quoi dans vos poches Mordicus ? Mais où est-ce que vous avez trouvé ce parapluie rose ? Bon, allez-y, balancez-le, pour voir''.
L'objet vola par-dessus le bord de la péniche et disparut dans les eaux claires avec un plouf satisfaisant avant de s'enfoncer dans le gouffre bouillonnant dans la falaise.
- ''Et ça ''? Le Nelwyn sortit $lol qu'il lança d'un geste vif, semblant prendre goût au jeu.
-'' Ca nous apprend pas grand chose. Mais qu'est-ce que vous foutez? Pourquoi est-ce que vous venez d'jeter l'hallebarde de la nécropole, Bountentrain ?''
''- Chaipas, elle était lourde et de toute façon je l'avais juste prise pour embêter l'autre squelette. Pourquoi j'ai pas le droit de jeter des trucs moi aussi ?
- Mais...On a plus d'armes, maintenant.
- Ah bah oui tiens.
- Et si on lançait une très longue corde ? Ou une chaîne ?
- Ouais, comme ça si de l'autre côté les armées du Néant attendent patiemment un moyen de remonter -ou, pire, Kou- on pourra leur préparer des petits fours et des colliers de fleurs de bienvenue en attendant. Clap Clap Clap. ''
''- Non mais, on envoie quelqu'un avec la corde. Je sais, pas, par exemple, quelqu'un qui n'a pas besoin de respirer sous l'eau..."''
Le regard de Boutentrain glissa vers la tête du Hungen qu'il tenait toujours dans ses mains. Il y eut un silence, tandis que Bigleux s'amusait à lancer quelque chose qu'il avait dans ses poches, mais l'aigle le rompit, étrangement enthousiaste, en marmonnant quelque chose à Myrabel à propos d'un contrat à respecter. Myrabel s'éclaircit la voix comme le médecin qui vous invite à d'abord vous asseoir avant de vous donner le résultat du bilan sanguin.
''
- C'est marrant que vous mentionniez cette idée, Boutentrain -et Boutentrain sut tout de suite que ça n'allait pas être marrant pour tout le monde- Il se trouve que... Well, vous voyez cette grosse caisse vide, là-bas, avec le hublot ? C'est un projet de notre ami l'Hungen. Il a noté que vous manquiez d’aventure…
''
La tête sourit d'un air sardonique, tandis que l'oeil unique du corbeau fixait Boutentrain avec un plaisir indescriptible.
[[Back to Erenthyrm.->RetourOk]]
## Résumé de l'épisode précédent
pour ceux qui débarquent.
//Lors du dernier Jeu de Rôle Grandeur Nature d'Ebenaum, un grand nombre d'invités à un mariage/couronnement/enterrement (on fait des économies comme on peut) en Ebenaum se sont retrouvés téléportés dans un lieu qui leur apparut extraordinaire et qui les amena à la rencontre de créatures étranges qui ne parlaient pas leur langue dont plusieurs hommes-animaux de divers horizons qui semblaient avoir été assemblés par une bande de lutins de noël ivres. Ils eurent des démêlées et tentèrent de reproduire le rituel pour rentrer chez eux, mais une créature surgit du portail et ruina leurs espoirs. Finalement, la plupart des débarqués décida de quitter la ferme dans laquelle ils avaient trouvé refuge pour suivre un étrange émissaire qui disait vouloir les mener dans un lieu sûr. Ils prirent donc la route dans la profonde forêt des Daloryans en compagnie de certains d'entre eux.//
//
//Salutations à vous, humble promeneur, d'Ebenaum ou d'ailleurs !
Vous trouverez en ces quelques pages une aventure inédite -c'est pas difficile- qui vous emmenera en des lieux inconnus et vous spoilera à coup sûr les nombreux mystères que vous auriez pourtant aimé résoudre par vous-même en d'autres lieux. Pleasure is mine.
Il s'agit d'un Livre Dont Vous êtes Le Maraud, parce que, clairement, les héros ne s'y bousculent pas plus que les choix vraiment significatifs. Je vous invite à essayer les différents parcours, parce que c'est aussi ça, être masochiste. C'est en redemander quand on a déjà plus de larmes. Sachez pourtant que le vice a été poussé de sorte que les premiers choix ne changent vraiment les versions des textes qu'au début et à la fin. De sorte que si vous voulez vraiment tout voir vous devrez quand même faire le parcours au moins deux fois. You are, again, very much welcome.
Vous pouvez donc allègrement utiliser le bouton "retour" pour passer par un autre chemin, à priori, il n'est pas possible de perdre dans cette aventure, sinon votre temps et avouons-le, beaucoup de votre amour-propre.
Pour vous récompenser et si vous nous dites ce que vous avez trouvé à vos pieds au dernier épisode, nous vous donnerons 1 bonus supplémentaire pour commencer le prochain GN. Pas radin les mecs. (notez que le bonus n'a pas été défini.Pas radin mais pas fou.)
L'association Ebenaum décline évidemment toute responsabilité en cas de dommages psychologiques.
Honnêtement, vous feriez-mieux de retourner regarder la dernière saison de Twin peaks, tant qu'à souffrir, au moins ça sera en musique.
Toute ressemblance avec des personnes réelles n'est probablement ''pas'' fortuite.
La bise.//
[[Si tu veux passer à l'action, clique ici->Avant tout]]
<img src="http://4.bp.blogspot.com/--4JIUZLcGTI/VgFfwm4VQxI/AAAAAAAADo8/T-NPAZyKIiM/s1600/le-petit-prince.jpg">
Prémisce :
Vous souvenez-vous de cette comète qui griffa notre ciel d'une étincelante signature durant quelques mois, Néowise ? N'est-il pas incroyable qu'une anomalie pareille fisse pourtant tant de bruit, généra tant de rêverie ? Je ne pouvais en détacher mon regard, et mon coeur en fut à jamais troublé. Pourtant, nous ne manquons pas d'étoiles ! Mais celle-là était filante. Tous ceux qui ont vu Stardust savent qu'il faut se méfier de ces dernières !
Qu'est-ce qu'une étoile filante, sinon un corps comme les autres mais dont le mouvement céleste et déterminé l'entoure d'une aura lumineuse, éclairante et inspirante, fil d'Ariane vermeil dont l'on veut se saisir comme le Petit Prince s'agrippant à ses oies sauvages pour se laisser emporter vers de nouvelles aventures et de nouveaux horizons en oubliant qu'on va s'en brûler les doigts pour ensuite aimer ces cicatrices? C'est justement parce que rien ne peut l'arrêter qu'elle est magnifique. Au mieux, on peut la suivre des yeux. J'aimerais me faire astronaute, pour voler à ses côtés, mais en attendant, c'est par l'imaginaire que l'on peut s'élever !
Ce phosphène sème dans sa caresse indélébile des étincelles en se promenant, petites braises qui tracent en pèlerins sur la peau froide de nouveaux sentiers carmins et relèvent les fleurs éteintes.
Ce météore, j'espère qu'il vous a troublé tout comme moi. Un coup de pinceau qui agite nos constellations un instant et inspire d'autres mondes. Combien de mondes a-t-elle parcourus, Néowise ? Désormais je griffonne moi aussi quelques lignes dans sur une toile blanche, pour confier au papier et au passé ce souvenir étoilé. Laisser là ce chapitre et partir vers de nouveaux horizons en suivant le chemin de l’encre.
J'aimerais qu'à leur tour ces quelques mots puissent tracer sur un visage assombri une courbe lumineuse dans un sourire, parenthèse éphémère, mais qui suffit à nous faire croire que, parfois, on peut retrouver des lumières inspirantes même au coeur de la nuit !
//
P.S = ça ne sert à rien de prendre des notes, ce n'est pas un indice pour la suite. C'était pour montrer que je sais aussi écrire des trucs mignons avant de vous abandonner à la boucherie qui va venir. Déso pas déso.
[[C'est parti ! ->Avant tout]]''//Avant tout chose, dites-moi, êtes-vous un ressortissant d'Ebenaum ou...un autre ? //''
Ne mélangeons pas les animaux avec les serviettes. Je viens de la civilisation, Môa, Môssieur. Viva Ebenaum [[Par ici->Une promenade déjantée.ok]]
---
I am Groot.
[[This is the way->ok Le caravane ]]
Non mais vous croyez vraiment que je vais vous raconter ça ?
Que je vais vous dire comment est-ce que Grâce se parfuma avec une fiole spéciale qu'elle tenait d'une amie de la principauté-marchande de Florenzia, puis qu'elle passa la soirée à saisir la moindre occasion de danser avec l'un ou l'autre des mariés ?
Ah ça non ! Ne comptez pas sur moi ! Je ne vous dirai rien sur comment elle s'assura que leurs verres soient toujours chargés du plus fort hydromel, celui parfumé à la fleur d'Amble, qui faisait chavirer les têtes, et comment elle invita pour l'occasion une danse ''"à trois, très typique de chez nous, pour entraîner les troupes !"'' et qu'elle les mena dehors, loin des regards, sous la valse des flocons de neige et des perles d'alcool, pour les embrasser tour à tour et l'un après l'autre !
RIEN !
Je ne dirai rien de comment elle se haïssait mais rongeait son frein, tout en les reconduisant dans leur chambre, et qu'ils s'enroulaient tous les trois dans les draps. Mais heureusement, je peux vous dire qu'elle fut bien assez maline pour ne pas leur laisser le temps de tirer plus d'elle que quelques baisers et arômes vaporeux. Dès qu'ils furent dans le lit, elle leur fit ôter leurs gants et, surtout, les bagues. Il ne lui fallut qu'un instant, pendant qu'ils étaient tous les deux bien peu vêtus et sautaient gaiement sur le matelas, pour prétexter avoir oublié quelque délicieux onguent dans sa propre chambre. Elle avait disparu depuis longtemps quand les mariés commencèrent à se demander avec un léger soupçon d'inquiétude naissant à quel point est-ce que les noeuds étaient solides.
[[se tirer d'ici et vite.->labaOk]]Grâce se faufile entre les légumes jusqu'aux mariés en train de danser. C'est tellement gênant. La musique s'arrête, et les deux mariés se penchent soudain pour leur premier baiser, quand Grâce s'écrie d'un coup :
''- Stop ! Pardonnez-moi vos majestés, mais, oulà oulà, navré, excusez-moi, pardon. Vos majestés, je suis extrêmement confuse, mais il se trouve que nous n'avons appris qu'à l'instant que monsieur était...un Wampyr.
- Oh, En Ewet, zé souis de zette lignée, mais en qwa est-ze ..
- Ah là là, c'est une terrible erreur, nous avons enduit les alliances avec du vif-argent, pour leur donner plus d'éclat, heureusement que vous avez des gants, sinon - et tout en parlant elle s'était approchée d'eux et leur enlevait les alliances des doigts sans se départir de son sourire hypnotisant - mais je vais corriger ça tout de suite en les frottant dans mes pocheeeeett voilà, je vous les rends. Vous êtes magnifiques, je vous aime."'' et dans une volte de sueur et de panique elle s'éloignait déjà tandis que dans son dos, le marié médusée disait à sa femme tout aussi interloquée.
''- Mais... les wampyrs ne sont pas affectés par le Vif-argent... Quelle étrange personne. Mais je l'aurais quand même bien écossée... Pardon, ma chère !''
---
[[se tirer d'ici et vite.->labaOk]]
Vous êtes...bon, je préfère ne rien dire.
M'ENFIN QUAND MEME, J'EN AI VU DU VICELARD, MAIS LA...
Bon.
Donc Grâce rejoignit la salle, n'ayant aucune idée ce qu'elle allait pouvoir faire. Quand soudain, une petite voix particulièrement mauvaise, corrompue, fielleuse, immorale, le genre de créature qui mérite de mourir au fin fond des forêts d'Erenthyrm lui susurra qu'elle n'avait qu'à accuser l'Ambassadeur d'avoir troqué les alliances. Après tout, n'était-il pas lui aussi un instrument des puissants qui broyaient les petits ? Combien l'avait-il méprisée en lui jetant sa générosité et son luxe à la figure? Combien de fois l'envoyait-il toujours dans les bas-fonds -sans se douter qu'elle y refourguait tout ce qu'elle volait- ?
Oui, il méritait son châtiment. Et entre Myrabel et lui, elle connaissait le plus dangereux.
Elle s'approcha résolument, le coeur battant à tout rompre et le teint pâle, des mariés qui finissaient leur danse. L'Ambassadeur d'Allastar n'était pas loin, et ses yeux inquiets étaient fixés sur Grâce. Elle s'avança sur la piste, et avec une voix fantomatique qui n'était plus la sienne, elle dit :
''- les bagues qu'il m'a demandé de vous donner sont des fausses. Vous pouvez vérifier. Voici les vraies."''
Un silence puissant s'abattit sur l'assemblée. S'il n'y avait eu le léger ronflement baveux du Boyeux avachi sur son trône, on aurait pu croire que le temps venait de se figer. Ca y est, c'est la fin, se dit Grâce.
-'' AH, merci Grâce, de les avoir apportées !" ''s'exclama soudainement l'Ambassadeur.
Les yeux verts qui étaient fixés sur ses mains tremblantes s'arrondirent. Instantanément, elle fit rejaillir son sourire habituel. Qu'est-ce qu'il se passait ? L'ambassadeur lui prit les alliances doucement et continua :
''- Oui, tenez, vos majestés, je vais procéder au transfert. Voilà donnez-moi les anciennes -prenez-les Grâce, merci- et je vous remets vos vraies Alliances. Vous savez bien comme les routes sont peu sûres, aussi nous gardons toujours un jeu de faux bijoux en cas d'attaque par un Artiste ou quelque brigand. Nous gardons le simulacre aussi longtemps que possible, car nous sommes tous habitués à ces -et en disant cela il jeta un rapide sourire vers Grâce- cambrioleurs qui déguisés sous les traits de courtisans et de courtisanes maraudent dans les soirées mondaines après les plus beaux bijoux. Je pensais attendre la fin du bal pour vous donner les vraies, mais Grâce a eu raison de me devancer, vous n'en serez que plus brillant. Je vous en prie, chaussez ces rochers, fiers héros, et je vous prie de me pardonner pour ce retard. Les réceptions de l'Ambassadeur ne sont pas toujours réussies... Je vous en prie, continuez votre danse.''"
Grâce ne pouvait oser se mesurer au regard de l'Ambassadeur. Elle détourna les talons prestement.
[[se tirer d'ici et vite.->labaOk]]Sérieusement ? Mais PERSONNE n'y croit une seconde. Enfin !
Disons-le tout de suite, Grâce n'avait AUCUN don en Ventriloquie particulier. Elle pouvait déguiser n'importe qui en quelques minutes et transformer un costume à partir de rien, oui, mais Ventriloque, ça...
Pourtant, elle fit mine de flâner dans la salle du bal, et, passant près du Boyeux, donna l'impression qu'il l'appelait. Heureusement que personne ne s'intéressait à elle, parce que son jeu d'actrice était désespérant.
Elle s'approcha du visage ridé d'Avalz, assoupi. Par Amble et Ksa, il bavait vraiment. Et cette odeur. Bon. Grâce s'apprêtait à donner tout ce qu'elle avait et ouvrit la bouche quand tout à coup, le Boyeux ouvrit un oeil. Médusée, Grâce se figea, faisant réapparaître en un battement de cils sont sourire et son air disposé à servir.
Le Boyeux articula, avec une incroyable peine et à moitié endormi :
''"Veux voir les bagues.'' " Le Bouffon Nybel qui était non loin sauta sur la table, et s'approcha.
Vous, qui aviez finalement décidé de vous rendre utile et intelligent, usâtes de nouveau de votre influence pour faire parler le Boyeux.
''- Comment, votre Boyeuseté ?
- Veux. Voir. Les. Bagues."
''
Il n'avait pas fini de parler que Grâce répondait tout d'un bloc ''"biensûrejemenchargetoutdesuitemajesté"''. Quelques instants plus tard, l'échange avait été habilement fait dans un tournemain, et le Boyeux avait pu voir les bagues avant de replonger dans un merveilleux monde de nouveau lorsque vous lui autorisâtes.
Plongeant les fausses bagues récupérées dans ses poches, Grâce s'éloigna.
[[se tirer d'ici et vite.->labaOk]]Jaillissant dans sa chambre, Grâce se demanda comment elle pourrait se déguiser. Depuis toujours, elle se déguisait. Elle avait même vécu quelques années en se faisant passer pour un homme. Et puis, ne se déguisait-elle pas déjà depuis l'enfance, cachant son coeur, sa nature sensible mais sauvage pour la conformer à ce que le monde exigeait d'elle? Née dans la terre des chevaucheuses de taureau pour être réduite à tortiller des écheveaux.
Mais l'heure était à la ruse. Attrapant les chutes de tissu, un vieux sac de charbon, le balai fait d'un fagot de bouleau et en quelques coups de ciseaux, de broches et d'épingles, la voilà grimée en ce qu'elle espérait passer pour une sorte de voyante excentrique.
La voilà donc qui débarquait, le coeur à tout rompre, dans la salle de bal, essayant à la fois de ne pas rire, de ne pas en faire trop tout en lançant les regards les plus sombres et puissants à ceux qui osaient croiser le sien. Les rumeurs montèrent sur son passage. Il faut dire que la perruque en fagot de balai y était pour beaucoup. Et le teint que le seau de cendre qu'elle s'était vidé sur la tête lui donnait aussi. Elle s'approcha des mariés, sans la moindre idée de la suite des événements. Ses mains fouillaient dans ses manches parmi l'arsenal qu'elle avait toujours avec elle, habilement dissimulé.
Le marié Wampyr la dévisagea alors que les gardes commençaient à se rapprocher, quand soudain :
''- Mamie ? z'est twa ? Mamie Esteulbach ?
- Euh... Oui ?
- Za alors, moi qui croyait que tu étais morte le jour où tu t'es empalée zur un zapin après être tombée de balai !
- Je...euh Ze... vais mieux.
- Ma zère femme, laizzée moi vous Prézenter Mamie Esteulbach. Une sorcière qui a fait beaucoup pour permettre aux Wampyrs de vivre avec les Zhumains !
- Enchantée ! ''
La mariée qui luttait visiblement avec sa répulsion tendit une main à Grâce. Parfait. Le Numéro 4. Grâce sortit les mains de ses manches, et se saisit simultanément de celle du marié et de sa femme, tout en les attirant à elle et en leur lançant un rire qu'elle espérait distrayant. Toujours distraire l'attention de l'action principale.
''- Hyarh Hyar Hyar! Enchantée moi aussi, alors, On se marie sans inviter mamie?
- Bé...Z'est que za fait 500 ans que je te pensais mor... Mais.. Chérie ?
''
Ca y est, la mariée suffoquait déjà. Dans un instant ce serait le marié. Grâce se dépêcha de crier :
''- Oh ! Ils font une allergie. C'est l'émotion de m'voir, ça a fait battre leur palpitant. Et c'est jamais bon pour un Wampyr. Aidez-moi! Allongez-les. Je vais leur enlever leurs bagues avant que leurs doigts gonflent sinon ça va bloquer le sang. Voilà, tenez-les allongés, je vais chercher un r'mède. Oh et tenez, vous leur rendrez leurs bagues après."
''
Dans la confusion, elle s'éloigna. Tout le monde était bien plus occupé à étouffer les deux malheureux s'improvisant tous médecins et sauveteurs, et passablement soulagé que la créature ne reste pas dans les parages.
Dès qu'elle fut hors de vue, elle arracha la perruque cendrée et la jeta par une fenêtre.
---
[[se tirer d'ici et vite.->labaOk]]Grâce s'efforçait de ne pas jeter un regard aux hussards aux couleurs de carottes et aux sabres luisants et de ne rien laisser paraître des voix qui lui hurlaient dans sa tête qu'elle allait mourir, qu'elle devrait vendre chèrement sa peau de paysanne tirée des filatures simplement parce qu'elle était belle et qu'elle savait se tenir, qu'elle avait su ne rien dire sur cette comtesse qui lui avait volé un baiser contre son gré, et l'avait récompensée pour son silence fulminant en lui enseignant les us de la cour qu'elle avait appris en serrant les lèvres dans un sourire tranchant, et que cette rage bouillonnante d'avoir l'impression que parce que l'on est un "autre" on n'est rien, que dès que l'on disparaît du champ de vision, il n'y a plus de pensées ni de liens. Tout cette rage, elle la cachait profondément enfouie avec son coeur et toute sa tendresse naturelle apeurée, à l'instant, derrière son sourire en sueur, et dans sa main crispée sur les bagues dans sa poche. Elle aurait bien eu besoin de pouvoir s'asseoir et de recoudre quelque chose.
A defaut de trouver sa place, elle avait au moins le pouvoir de se faire des costumes.
Elle avait presque atteint le bout de ses réminiscences paniquées et du couloir quand le bouffon Nybel, sapé en aubergine en fin de saison qui aurait bien eu besoin d'un coup de slogan en mode "Les moches ont aussi du goût", bondit de nulle part et lui bloqua la route.
''
-Un instant, ma jolie, tu trames un fil un peu trop tordu à mon goût. Et si tu me faisais voir un peu tes poches ?
- COMMENT ? C'est un affront ! ''
La voix de l'Ambassadeur venait de tonner dans le dos de Grâce pétrifiée. Suffisamment fort pour interrompre le Nybel. Grâce se figea. L'Ambassadeur arriva d'un pas vif entre eux deux, et, à la surprise de Grâce, se tourna vers le bouffon avec une voix aussi aiguisée qu'une rapière.
''- Dois-je vraiment considérer qu'un Bouffon ose donner des ordres à la première dame de compagnie de l'Ambassadeur d'Allastar, et que vous voulez... qu'elle retourne ses poches ? Ne sais-tu donc point, aubergine, que demander à une Allastari de retourner ses poches est la pire des insultes ? -Laissez-nous Grâce, allez donc vous reposer, merci pour votre prévenance auprès des mariés- Car la poche, c'est là où les secrets sont confiés, et..."''
''- Je vais chercher l'eau"'' bredouilla Grâce automatiquement en s'éloignant et relâchant dans sa poche la pression sur la fiole n °5 qui aurait au clown le teint parfait pour aller avec son costume. Merci, “monsieur le héros”, mais j’aurais très bien pu m’en sortir toute seule.
"Il sait. Par l'Etoile, il sait tout." Grâce n'était pas restée pour écouter les boniments de l'Ambassadeur devant le bouffi bouffon embrouillé. Elle marchait d'un pas résolu, empressé, sur les tapis tressés en trames compliquées dans le couloir aux panneaux de pins et aux vitraux donnant sur la vallée enneigée. Il sait, et il venait de lui sauver la vie. Comment pouvait-il savoir, lui qui lui avait confié depuis des années tous les présents qu'elle faisait troquer par des faussaires avant de les revendre à l'autre bout du monde pour nourrir d'or les petites mains ? Lui qui lui se plaignait toujours des cadeaux qu'on lui faisait et qui, s'ils n'étaient pas pour l'impératrice les donnait toujours à Grâce en lui disant //"oh, je vous en prie, débarrassez-moi de ça, cela va seulement m'encombrer. Donnez-le à quelque amant ou quelque membre de votre famille, par pitié.//". Savait-il qu'elle les avaient tous donnés au couturiers, fileurs et tisserands des cités ?
Sa tête bouillonnait de questions quand elle arriva sur l'escalier de la porte de service devant Myrabel, occupé à...fumer une queue de chourglier dans la nuit enneigée.
''" -Ah, voilà les alliances ! Merci, Dame de Pique. On dit que vous êtes un coeur qui se cache dans l’ombre en gardant la tête haute et les pieds sur terre, votre réputation n'est pas AIEUH.''
La gifle avait plaqué une demi-douzaine de flocons volés au blizzard sur la joue du Hiéromage.
''-Je ne suis la servante de personne. La prochaine fois que vous voudrez quelque chose de moi, vous me le proposerez et je vous aiderai si j’en ai envie !
- Oh. Woa. Il y a quelque chose en vous qui me rappelle une...
- J'veux pas savoir ! Je l'ai juste fait pour que ne vous brûliez personne, 'spèce de taré. Mais épargnez-moi vos jérémiades, ou la prochaine gifle sera empoisonnée, hiéromage ou non."''
Myrabel la dévisagea en silence, l'air sérieux. Il acquiesca, puis d'un claquement de doigts, disparut.
Grâce resta quelques instants, dans la neige et la nuit à reprendre ses esprits, les nerfs à vif. Elle avait été atteinte, en elle. Elle avait perdu le contrôle. Non pas à cause de Myrabel mais...à cause de l'Ambassadeur. Il l'avait sauvée. Toujours à devoir recoudre les uns et raccommoder les autres. Et elle, qui s’occupait de se blottir contre elle pour lui tenir chaud les jours de grand froid ? Elle l'entendit alors l'appeler. Se retournant, elle le vit venir à elle avec un manteau de fourrure, ses pas croquant la neige molassonne. Il souriait avec un air réconfortant et fraternel.
Vous eûtes bien voulu en voir davantage, mais très vite, vous fûtes aspiré à la suite de Myrabel, ayant juste le temps d'apercevoir par les fenêtres dans la salle du bal les deux mariés qui semblaient être en train de se battre, visiblement en se montrant leurs alliances et en s'hurlant l'un à l'autre que leur amour n'avait de toute façon jamais été sincère.
---
[[Pour retrouver la reine partie chercher l'épée...->OKlame]]
[[Si vous devez suivre Boutentrain pour trouver la couronne ...->couroneOk]]
[[Si vous avez suivi les trois quêtes...->Le rituelOk]]La salle du trône était bondée de guerriers de Soak, et la reine eut du mal à se faufiler, surtout que Bigleux murmurait des "pardon" ; "veuillez nous excusez" à chaque soldat et c'était un miracle que personne ne leur prêtait de l'intérêt.
Visiblement, les hommes de Soak étaient en train d'organiser une sorte de réunion pour se répartir les chambres pour la nuit. La reine s'arrêta de chercher l'épée des yeux une minute le temps de savourer, ébaubie, cette assemblée de meurtriers en train de lever la main pour réserver le lit à plumes, s'il vous plaît, ça fait des semaines que j'ai pas eu un lit, et moi une baignoire, mais on peut partager ou troquer avec quelqu'un qui prendrait une chambre côté Sud.
Pour des Chaotiques, ils étaient vâchement ordonnés lorsqu'il s'agissait de se répartir le butin.
Mais elle eut beau chercher, nulle trace de l'épée, ni dans le fameux trésor de guerre ni ailleurs.
[[Aller vérifier l'infirmerie->oLsoins]]
[[Fouiller la chambre nuptiale->oKchambre]]
[[direction l'armurerie au cas où.->Okarmu]]
(link:"Si vous avez déjà fouillé partout...cliquez ici.")[=
Vous aviez désormais visité la salle du trône, l'infirmerie et la chambre, et nulle trace de l'épée. Pestant à voix basse, la reine chuchota à Bigleux qu'elle était à court d'idées. Celui-ci haussa les épaules, puis, à l'immense effroi de la Reine, se dirigea vers le premier envahisseur venu. Ils échangèrent quelques mots avant que Bigleux ne lui fasse un petit salut amical - MAIS WHAT -et revienne vers sa fausse captive.
''- L'est dans la sa tente dans la cour, m'a dit."
- Vous...vous lui avez demandé où était l'épée ?
- Bé Oui. C'tait plus simple. J'ai pas réfléchi, c'était pas une bonne idée ptet. ''
La reine soupira. Au moins, ils avaient une piste.
[[à la tente !->tenteOK]]
L'infirmerie était silencieuse. Visiblement, personne ne s'y était précipité depuis l'attaque. Le brancard ensanglanté qui avait soutenu Tristelune jusqu'à ce que Shahylmarils en personne apparaisse pour lui panser ses blessures qui auraient dû l'achever était encore là, mais sans traces de l'épée. La reine en profita néanmoins pour se ruer sur les placards d'apothicaire et faire le plein de tout ce qu'elle trouvait utile.
''- Mais qu'est-ce que vous faites, Bigleux ? Arrêtez de regarder sous les draps des morts, par l'Etoile ! Non, je vous assure, il n'y a aucune raison que l'épée y soit et... mais pourquoi ça vous fait rire de faire ça NON, ne me dites pas, en fait, je ne veux pas savoir. Pardon ? Ah mais je suis désolée, les fioles de liqueur ça peut être très utile pour panser des plaies. Tiens d'ailleurs vous allez voir je vais en boire une là...voilà, 'Ache. Peut-être même en vider une seconde, moi, parce que j'ai beaucoup de plaies à panser à l'intérieur, en ce moment. Vous savez, les pires blessures sont celles que l'on finit par intégrer comme une normalité plutôt que de les refuser tant qu'elles sont pas pansées...Hein ? Ah non par contre faut qu'on en garde pour plus tard. Non, non, n'insistez pas. Et lâchez ce drap, on y va."''
[[Aller vérifier la salle du trône->troneOk]]
[[Fouiller la chambre nuptiale->oKchambre]]
[[direction l'armurerie au cas où.->Okarmu]]
(link:"Si vous avez déjà fouillé partout...cliquez ici.")[=
Vous aviez désormais visité la salle du trône, l'infirmerie et la chambre, et nulle trace de l'épée. Pestant à voix basse, la reine chuchota à Bigleux qu'elle était à court d'idées. Celui-ci haussa les épaules, puis, à l'immense effroi de la Reine, se dirigea vers le premier envahisseur venu. Ils échangèrent quelques mots avant que Bigleux ne lui fasse un petit salut amical - MAIS WHAT -et revienne vers sa fausse captive.
''- L'est dans la sa tente dans la cour, m'a dit."
- Vous...vous lui avez demandé où était l'épée ?
- Bé Oui. C'tait plus simple. J'ai pas réfléchi, c'était pas une bonne idée ptet. ''
La reine soupira. Au moins, ils avaient une piste.
[[à la tente !->tenteOK]]
Vous pénétrâtes dans la chambre où avaient dormi les deux nouveaux époux la veille. Le lit à Baldaquin était défait, il flottait une odeur un peu fauve et les habits qui trainaient partout n'avaient clairement pas été enlevés tous au même endroit et au même moment.
La reine fouilla aussi rapidement que possible la pièce, mais en vain, tandis que Bigleux s'affairait à regarder sous le lit où il avait déjà visiblement trouvé une ombrelle criarde qui semblait beaucoup l'amuser.
''- Il n'y a rien,'' finit-elle par dire,'' l'épée n'est pas ici. Hm ? Non, ça ce n'est pas une épée, Bigleux. Je ne vous dirais pas ce que c'est mais ce n'est pas une épée, n'insistez pas ET où est-ce que vous avez trouvé ça d'ailleurs, donnez-le moi ! Quoi ? Non ce n'est pas une corne à boire non plus BON c'est BON, LA ? Allons chercher ailleurs." ''
[[Aller vérifier l'infirmerie->oLsoins]]
[[Fouiller la salle du trône->troneOk]]
[[direction l'armurerie au cas où.->Okarmu]]
(link:"Si vous avez déjà fouillé partout...cliquez ici.")[=
Vous aviez désormais visité la salle du trône, l'infirmerie et la chambre, et nulle trace de l'épée. Pestant à voix basse, la reine chuchota à Bigleux qu'elle était à court d'idées. Celui-ci haussa les épaules, puis, à l'immense effroi de la Reine, se dirigea vers le premier envahisseur venu. Ils échangèrent quelques mots avant que Bigleux ne lui fasse un petit salut amical - MAIS WHAT -et revienne vers sa fausse captive.
''- L'est dans la sa tente dans la cour, m'a dit."
- Vous...vous lui avez demandé où était l'épée ?
- Bé Oui. C'tait plus simple. J'ai pas réfléchi, c'était pas une bonne idée ptet. ''
La reine soupira. Au moins, ils avaient une piste.
[[à la tente !->tenteOK]]
Le Pavillon de Tristelune d'Arcajan, qui n'avait rien à voir avec Terra Kraum puisqu'il était le fils de Caragane, un mousquetaire de Maraîchie (une province d'Allastar, suivez, un peu) ayant épousé Isabelle, Duchesse d'Arcajan, avait été posé près des lices et était aux couleurs conjointes de Terra Kraum - d'argent et d'azur - et d'Arcajan - d'argent et de sable -. L'hibou grand duc d'Arcajan alternait avec l'ourson bleu de Terra Kraum sur les tentures de coton.
Terra Kraum avait comme blason un ourson bleu. La raison en était très méconnue. A l'origine, Terra Kraum était une colonie d'un petit territoire nommé Terra et dirigé par un conseil de Druides dont les plus grands Oïw étaient capables de se changer en ours et de déclencher des tempête (Etrange coïncidence qu'il existât sous leurs pieds sans qu'ils le sachent jamais, bien cachée en Erenthyrm, une créature géante ressemblant vaguement à un ours et qui était pourchassée éternellement par un vent orageux).
Les druides de Terra avaient décidé de coloniser un autre plateau rocheux plus proche du Nheydhoygg, l'arbre du sang passionné, et envoyé un groupe de colons accompagnés de plusieurs membres du conseil pour les diriger.
Arrivés à leurs fins, les druides ayant pris possession de Terra Kraum avaient voulu célébrer leur installation par un rituel d'Oïw.
Seulement voilà, quand vous aviez l'idée saugrenue de déclencher une tempête dans des latitudes polaires, ça devenait rapidement un blizzard. Les colons avaient mis des jours à dégager les cadavres couverts de neige des druides cons gelés en cercle autour de leur Oïw, un bel ours désormais glacé ce qui donnait une teinte bleutée à son pelage blanc. Les colons, un peu moins stupides que leurs maîtres, jouirent de leur nouvelle indépendance pour s'installer dans la forteresse et créer une terre neutre ouverte aux Sudistes : Terra Kraum.
Bigleux et la reine firent leur maximum pour passer inaperçu en traversant la cour externe à la faveur de l'obscurité qui s'étalait de plus en plus franchement. Le pavillon était assez isolé, et les hurlements ponctués de quelques fracas d'armes -on devait encore se battre un peu plus loin- les rassurèrent sur le fait que les chaotiques avaient sûrement mieux à faire que les remarquer. Dans le château, ils avaient surtout croisé des fantassins, mais, là, dans la cour, ils avaient aperçu de vrais chevaliers sombres. Ceux-ci poseraient des questions gênantes. A commencer par depuis quand est-ce que les hommes de Soak embauchent des Nelwyns avec un chaudron sur la tête ?
''- Vite, ils vont nous repérer !"'' lança la reine en soulevant la lourde tenture du pavillon une fois qu'ils furent près de lui. Elle entra franchement et s'apprêtait à fouiller les lieux quand elle leva les yeux et s'arrêta net. //Oopsie//.
Assis, sur la desserte de Tristelune, un paladin se tenait, goguenard. Le visage hirsute, il avait une petite corne au milieu du front, un casque noir comme de l'encre couvert de plumes, une dentition squelettique qui lui couvrait la machôire et une armure cabossée vermillon. D'un vermillon qui n'avait rien d'une teinture. Il les fixait tous les deux en jouant avec le manche d'une hache bien trop crénelée pour servir à couper du bois.
''- Well, qu'avons-nous pour le petit-déj qui vient d'entrer ?"
''
Sa voix cruelle et grinçant comme de l'acier rouillé faisait tout de suite penser à des sauriens géants avec des bras bien trop petits et des dents bien trop grandes.
La reine sut instantanément qu'elle ne ferait pas le poids.
Que pouviez-vous lui suggérer ?
---
[[Ne rien faire.->suiteOk]]
[[Pousser Bigleux d'un coup de pied sur le chevalier et s'enfuir aussi vite que possible vers les cachots.->nonOk]]
[[Arracher sa robe et vendre chèrement son corps et son âme au Chaos pendant que Bigleux cherche l'épée.->ok]]Boutentrain, l'Hungen et son faucon-zombie traversaient en silence l'étang embrumé d'où émergait un tertre, sinistre dans le crépuscule violacé qui drainait les couleurs du monde lentement ne lui laissant qu'une étreinte glacée pour tout souvenir du jour radieux.
Le trio avait fui à travers la forêt en courant à travers les lambeaux de brouillards pendus aux branches décharnées des arbres comme les bannières lacérées d'une cité vaincue, puis les marais -merci les bottes- en direction de la Necropole de Kraum qui se situait non loin. Le passeur avait d'abord voulu faire du zèle en leur réclamant le prix de la traversée, mais le tromblon du hungen savait se montrer persuasif en s'épargnant les longs discours.
Boutentrain avait du mal à cacher sa gêne face à ses compagnons. Il essaya de lancer, l'air de rien, au volatile à demi-rôti :
''- Et donc vous étiez un compagnon de route Glop et Pogar, c'est ça ?
- Si par compagnon vous entendez le fait que Pogar m'ait domestiqué puis m'a balancé après des années de loyaux services sur la première liche venue en sacrifice et m'a laissé crever lorsqu'elle m'a pourri la tête avec un sort de nécromant, oui.
- ... Je la voyais pas si loin, cette nécropole."
''Mais après un silence, il ne put s'empêcher de reprendre :
-'' ...Du coup, j'ai réfléchi, et...
- C'est bien, ça vous a pas fait trop bizarre ?
-...et je me suis souvenu des histoires que le bouvier qui gardait ma mère me racontait à leur sujet, toujours si épiques. J'ai l'impression que vous en avez quand même vécu de belles, tous les trois, si ce qu'il disait était vrai.''
Le volatile marqua une pause avant de marmonner.
''- ça, c'est sûr, on a vécu des aventures.
- C'est bien ça. Je veux dire, vous m'avez l'air de vivre un peu...dans la rancune et dans le passé. Vous devriez peut-être ne pas vous focaliser seulement sur le fait que ça ait mal fini et ne garder que les moments...agréables ?
- Ah, oui. Oui, comme le jour où il s'est servi de moi comme d'une arme de jet parce qu'il n'avait plus de munition.
- ... Vous êtes beaucoup dans le regret quand même. Je suis sûr qu'en vrai, ça vous plairait, l'idée de refaire une aventure et la partager avec eux ! Qu'est-ce que vous risqueriez à leur retendre la patte ?
- Vous avez raison, je n'attends que ça. Une dernière aventure, pour revoir les yeux brillants de Pogar se poser sur moi. Si possible dans un bocal de vinaigre.
- O-K... Je crois qu'on arrive.''
L'îlôt de terre formait une sorte de grosse carapace dans laquelle on aurait aisément imaginé vivre une tortue géante allergique aux enfants et avec une morphologie assez douteuse. A son sommet, un bel Hoygg avait autrefois fleuri. Du rejeton de Nheydhoygg il ne restait que le squelette hanté par des corneilles et plusieurs dizaines d'espèces différentes d'insectes qui se livraient la guerre des racines jusqu'aux branches.
La barque finit par venir s'arrimer à un petit ponton fait de grosses pierres grossièremment taillées et polies par les passages. Les trois personnages s'approchèrent d'une petite chaumière croûlante installée au pied de la colline et non loin de l'entrée de la crypte, scellée par deux grosses portes en cuivre martelé et oxydé. Une créature humanoïde à l'identité sexuelle physique indistince mais à l'ancienneté particulièrement distincte se tenait sur un banc et gobait des fruits juteux avant de cracher ou jeter les noyaux au pied de l'arbre loin derrière elle, ravageant un avant-poste fourmi ou provoquant un nouveau chisme dans la société des bousiers-puceaux qui avaient pourtant réussi à s'accorder sur une paix fragile autour d'un gland après des générations de conflit sur le dernier mois. En voyant le trio s'approcher, elle cracha un noyau dans l'herbe ce qui abattit sur le coup une cigale qui n'aura pas à souffrir de la faim dans l'hiver, puis se frotta les mains sur son tablier avant de leur lancer en sortant des clés de sa poche :
<img src="https://cdn.iflscience.com/images/00178dbd-3989-5f31-9cc9-2dcd19639731/extra_large-1634748573-cover-image.jpg">
''- C'est pourquoi ? Un dépôt, un retrait, une visite ? "
''Puis ses yeux brillants comme l'acier tombèrent sur le faucon, et elle ajouta "'' Ah, ou pour un retour, peut-être ? "
- J'suis pas encore mort.
- y disent tous ça. ''
Boutentrain se sentit obligé de reprendre la main sur la discussion.
''- Euh, pour...un retrait, j'imagine ? Nous sommes en mission pour le roi de Terra Kraum, et nous aurions besoin de la... couronne d'un roi des temps passés. Mais promis on la rapporte après !
''Le gardien n'eut pas l'air ni très impressionné ni très intéressé.
''- Oh, bé c'est pas à moi qu'il faudra demander, hein. Vous avez vos pass, ou je vous fais un prélèvement sanguin ?
''Un petit couteau tubelé apparu dans sa main.
''- Euh, oulà. Comment ça nos passes ?
- Faut que je vérifie que vous allez pas amener des saloperies à l'intérieur.
- Mais euh...Pourquoi ? Je veux dire, on risque pas de rendre qui que ce soit de malade dans une nécropole, si ? ''
La personne éclata d'un rire qui donnait l'impression qu'un squelette venait de tomber dans un escalier, tout en s'approchant et en prélevant d'un geste trop vif pour être esquivé un peu de sang de Boutentrain qui glapit. Elle examina le Hungen et le volatile et ne sembla pas s'y intéresser.
''- Bon, je vais regarder ce sang. Et en disant cela, elle le goûta avec un air concentré.
- Ok c'est écoeurant. Vous aviez pas vraiment besoin de faire ça devant nous.
- Ah, tiens, y a du Glop là-dedans où je ne m'y connais pas. Bon, un Heygg, hein. Pauv' bête. Alors avant de vous laisser entrer je dois sonder votre âme. Z'etes prêts ?" ''Elle cracha le sang au sol, Ils n'étaient pas prêts. La créature s'éclaircit la voix de façon dramatique:
''- Premier test : Est-ce que l'un d'entre vous se nomme, est affilié ou collabore avec Nocmagna, le collecteur d'âmes ? ''
Il y eut un silence qui les dévisagea avant que tous les trois ne nonnent de la tête.
''- Très bien, je vais vous laisser entrer alors.
- Euh, c'est tout ?
- Bé voui. Alors à l'intérieur, je vous conseille de garder vos mains près de vos posessions, de faire attention aux marches glissantes, d'avoir de quoi vous éclairer et de ne pas parler aux résidents...
- Quels résidents ?
- ...De plus pour votre sécurité et en lien avec le point susmentionné, je vous déconseille de vous aventurer dans les niveaux inférieurs. De toute façon on enterre la plupart des gens dans les niveaux supérieurs. ''
''- Ah. Et savez-vous où sont enterrés les anciens nobles ?
- Au fond des niveaux inférieurs.
''Un nouveau silence fit coucou de la main tandis que les yeux de Boutentrain soupiraient d'avance tout en dévisageant ceux du gardien qui n'avaient clairement pas la moindre once de sarcasme en eux.
''- ALLEZ,'' râla l'oiseau, ''On va pas y passer la nuit. Merci, ciao. Vous en faites pas, Boutentrain, les morts, ça m'connaît bien.''
Le gardien les fit en réalité passer par l'intérieur de la chaumière -la description serait trop longue, mais étonnamment coquette- dans laquelle une porte dérobée donnait sur un petit sas avant une autre porte qui permettait d'entrer pour de bon dans les cryptes. C'était pour pas avoir à se fouler à ouvrir les portes principales qui de t'façon étaient grippées, leur avait-on dit.
Dans les cryptes régnait un silence mortel. Un froid d'outretombe engourdit instantanément leur peau et les bocaux de vers-luisants peignaient les couloirs peints d'une teinte cadavérique. Vous avez saisi l'ambiance, on allait faire péter le champ lexical du macabre.
Ils arrivèrent bientôt à des escaliers effrités qui s'enfonçaient en léger colimaçon. De l'eau suintait ici et là et dégoulinait parfois entre leurs pieds en formant des serpents rutilants dans la poussière. Sur les murs, de vieilles tentures essayaient de raconter quelque chose, et les premiers cerceuils, principalement en bois, apparurent.
''- Alors, j'ai pas fait trop mon social tout le long du trajet, mais là j'avoue que je serais pas contre un peu de papotage." ''Lança Boutentrain qui marchait en tenant une pierre à feux d'un ton peu rassuré.
''- Nope. Surtout vos sujets de discussions.
- Je me sens pas top top, perso. ''
Ils passèrent nombre de croisements et de cercueils embaumés par le silence oppressant et l'air qui s'adoucissait, chargé d'un forte odeur de camphre. Pour peu que quiconque sache à quoi peut bien ressembler une odeur de camphre. Bientôt, les cercueils se firent plus anciens, et remplacés par ce qui ressemblait à des vestiges d'habitations. C'était comme si, à une époque fort lointaine, les lieux avaient été habités. Il y avait même une vieille peluche d'ourson abandonnée sur une table. Ils aboutirent enfin à une nouvelle porte, flanquée de deux hallebardes rouillées devant laquelle de nombreuses rigoles avaient été creusées, profondes, comme pour empêcher l'eau d'entrer. L'Hungen tourna la poignée sans état d'âme (il n'était probablement pas équipé pour //anyway//) et ils avancèrent. L'ambiance était subtilement différente dans ce nouvel espace, plus profond sous terre.
Déjà, il y faisait plus sec, moins humide. L'espace était plus grand, on le devinait au léger écho, notamment. Et puis, évidemment, il y avait les morts. Ils étaient relativement nombreux, mais, surtout, allaient et venaient en errant, squelettes nus pour la plupart, certains ayant encore des atours voire quelques lambeaux de peau. La porte s'était refermée derrière eux par son poids. Un squelette couvert d'un casque bondit de la pénombre en tenant une épée droit sur eux. L'aigle hurla :
''
- Aaah ! Boutentrain, faites quelque chose !
- WHoa minute ! Moi je suis surtout Archimage expert en Recherches sur les entités exotiques et extra-divines, hein !
- Vous pouvez pas lui lancer un sort ?
- Je... peux faire de l'alchimie ?
- Quoi ? Quel genre ? De l'eau bénite ?
- Euh... Je sais faire des oeufs brouillés ?
- BORDEL !
- MAIS ARRÊTEZ DE CRIER EN PLUS VOUS ETES DEJA MORT VOUS !
- JE. NE. SUIS. PAS. MORT.''
Une sorte de claquètement interrompit l'échange entre l'oiseau et Boutentrain autour du Hungen impassible. C'était le squelette. Un silence de mort -je ne m'en lasse pas que voulez-vous, c'est ça les écrivains ringards- s'abattit sur la caverne. Toutes les orbites étaient désormais tournées vers le trio. Le squelette se mit à claqueter de la mâchoire devant Boutentrain incrédule. Le faucon soupira :
''"Ah ben voilà qu'il nous sort des énigmes, le machin."
- Quoi, vous venez de comprendre ce qu'il vient de faire ?
- 'videmment. Les squelettes ont pas de cordes vocales. Ils parlent en morse.
- HEIN ?
- C'est d'ailleurs pour ça que la plupart du temps ils attaquent les gens. Parce qu'ils sont soûlés de pas arriver à se faire comprendre.
- Mais comment vous savez parler leur langue ?
- J'ai appris il y a longtemps à Bel-Demonor.
- Bel-Demonor ? Mais c'est là où j'ai grandi... Hey, attendez...quand j'étais petit, notre manoir s'est fait attaquer par des squelettes menés par une sorte de nécromancien pourri. Me souviens, maintenant, leur chef s'est enfui en s'envolant dans les airs, on a tous pensé que c'était une sorte de vampire mais avec des plumes...
- OUI BON on pourrait rester concentré sur le moment présent NON ? DONC, là, le squelette, il vient de dire : " Excusez-moi de vous interrompre, Ô mortels, mais vous qui osez franchir le seuil sacré de Kraum, comment daignez-vous entrer-ici sans m’amener là le barde ?"
''Le squelette avait déclamé ça avec moulte emphase, tout en faisant des ronds de son épée. Il attendait visiblement une réponse à son énigme...
(link:"Entrez le nom de l'objet ci-dessous et cliquez sur entrée. Mais si vous séchez, cliquez ici...")[lisez la phrase à voix haute. Soupirez. recommencez. Et donnez lui le nom de l'objet qu'on en finisse. ]
(link:" …et si vous êtes maintenant si sec qu’ils vont vous donner une brochure d’adhésion à la nécropole, cliquez ici...")[ Amenez lui “là le barde”. làlebarde. Mais écrivez juste “hallebarde” parce que ce jeu a été codé par un millenial noob. ]
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if (wort.toLowerCase() == "hallebarde") {
// Display the hidden link.
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}
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<span id="link" style="display: none;">[[oKle squelette acquiesce]]</span>
La reine resta figée, d'autant que c'était Bigleux qui avait l'épée, et qu'il était derrière elle. L'homme se leva -il était immense- quand il aperçut soudain Bigleux qu'il dévisagea longuement. La tension était si palpable qu'on aurait pu s'en servir de corde à sauter. Ou pour se pendre. Un sourire étrange éclaira soudain le visage de la brute.
''- Mordicus le semi-fléau ? C'est toi ?
- Jean-Benoît l’Animal Lecteur ?'' Coassa Bigleux avec sa voix perchée.
Un changement soudain dans l'atmosphère se fit ressentir. Comme si on en était au moment du film ou la musique balance tous ses tambours et monte en crescendo jusqu'au climax quand windows nous sort un blue screen.
-'' Mordicus le Saigneur ? Bon sang, t'es encore en service, mon vieux ?''
Le guerrier avait perdu son ton rauque et sa voix de carnassier, et il s'adressait à Bigleux sans prêter plus aucune attention la reine qui, disons-le, en était légèrement vexée.
''- Bah non, tu vois bien. Me suis rangé. Je fais du tir à l'arc pour les kermesses et les mariages, maintenant, tu vois. Et toi alors, toujours en conflit avec la Lionne d'Airain, aux dernières nouvelles ? ''
Le barbare soupira. Il y eut un nouveau changement dans l'air. Impossible d'accéder au BIOS pour Reboot.
''- Ah. Ca c'était avant. On a eu de belles années, elle et moi. On s'est battus plus qu'à notre compte. C'est vrai, on a fait parler de nous. C'était l'époque où les héros étaient encore un peu fidèles à leur nemesis, tu vois. On était les meilleurs ennemis du monde.
- Oh flûte, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Non mais rien, quoi, la vie. Elle s'est lassée de toujours m'avoir dans son chemin quoi. Elle connaissait tous mes trucs. Mes répliques, mes apparitions surprises dans chacune de ses aventures. Non ben on a perdu la flamme, et puis on a eu quelques coups durs, quoi. La vie. Mais on s'en rend compte toujours trop tard''
La Reine, toujours paralysée, écoutait les deux êtres en train de palabrer - Bigleux venait de tirer un tabouret et de s'asseoir près de l'autre qui avait attrapé une cruche dorée - et se demandait, les yeux écarquillés, ce qu'il était en train de se passer. //Drive not found, please insert disk and press a touch to restart.//
''- Je suis navré pour toi, vieux. On avait bien rigolé, à la Croisade du Cornu, lorsqu'on lui était tombé dessus tous les deux. Vous aviez eu un chouette combat, et elle t'avait pas loupé avec son glaive. Et du coup tu as fait quoi depuis ? Tu dis qu'elle était cool, mais fallait quand même se les coltiner, les coups de tutu.''
Ils ne lui prêtaient clairement plus attention. Il fallait agir. Pour faire avancer les choses, déjà, et parce qu'elle avait une furieuse envie de leur crier dessus, ensuite.
''-Roh, ben oui mais c'est ça le but d'un duo aussi. J'ai espéré qu'elle revienne un peu tenter de me capturer, tu vois. On s'y accroche, à nos héros, quand même. Alors je sais bien, en vrai on est que des antagonistes de plus, ils en découpent à la pelle, hein. On a vite fait de vouloir varier un peu. Mais bon, je sais pas, avoir TON méchant sur qui tu peux compter, c'est sympa quand même. On s'insulte, mais c'est pas méchant au fond. Et ça empêche personne de faire des petites quêtes annexes. Là j'avais encore une héroïne qui m'était tombé dessus, le truc sympa, une dresseuse de taureau, mais le genre tout en finesse, très élégante, très moderne. Le genre à t'avoir avec des aiguilles empoisonnées et ses yeux en amande plutôt qu'à la hache. Ca changeait.''
La reine se décida enfin à bouger. Elle n'avait aucune idée de ce qui ne tournait pas rond dans l'univers, mais clairement ce n'était plus la question. Elle repéra soudain le fourreau de l'épée qui dépassait derrière le banc sur lequel le guerrier était assis. Bon sang. Et Bigleux qui lui tapait la conversation. Il fallait tout faire par soi-même. Subrepticement, extrêmement subrepticement, elle entreprit de commencer à se déplacer pour s'approcher du fourreau. Tout en souriant de façon démente.
''-. On a fait quelques batailles vraiment cool, au Moulin d’Ocre et dans la cité où le dragon est tombé -tu connais p'tet- mais après j'ai pas su me tenir, j'ai pas arrêté de lui tomber dessus, d'aller assiéger son repaire, de lui envoyer des menaces, piller ses réserves... bref, tout le classique que je faisais avec la Lionne d'Airain. Trop, trop tôt. C'est parce que j'avais peur de redevenir qu'un sbire, tu comprends ? Et je me disais que fallait que j'assure.
- Tu te prends trop la tête mon vieux. Tu sais, faut être comme tu es. Si ça marche pas passe à autre chose. Regarde-moi !''
Elle avait déjà réussi à faire deux pas. A chaque fois qu'il portait la carafe de vin à sa gueule, elle bougeait. Peut-être que si elle arrivait à se mettre dans l'axe de la torche, la lumière l'aiderait à progresser plus vite.
''- AH BAH VOILA ! Ca c'est la phrase typique ! Pas se prendre la tête et passer à autre chose ! Mais c'est comme ça qu'on se retrouve avec des héros qui massacrent sans scrupules les types comme nous. Au final plus personne fait rien ou s'attache à rien, quoi ! Qui sont les héros, qui sont les méchants... on sait plus. C'est si on fait ça qu'on accepte d'être tous remplaçables. La passion, ça rend con, mais c'est ce qui nous rend vivant ! "''
Il s'énervait tandis que Bigleux -enfin Mordicus le semi-fléau- soupirait et que la reine était bientôt à portée de main du pommeau.
''- ... Typiquement je discutais avec Vallavar le-relativement-violent, l'autre jour -si, tu sais, celui qui se bat avec un katana et des maximes reloues- et il me disait avec les héros faut apprendre le lâcher prise. Je m'entraîne, depuis. Au-dessus des falaises.
''''- C'est aussi pour ça que j'ai arrêté, moi, hein. Maintenant, je suis dans mon coin, je fais mes kermesses, je fume un gamin de temps en temps quand personne regarde...''''
''La reine réussit à se mettre derrière la chandelle qui éblouissait le guerrier dépressif. Mais qu'est-ce qui leur prenait tous, d'un coup, à avoir besoin de parler à ces gens? Ils ne pouvaient pas juste vivre sans emmerder le monde?''
''
''- Et tu veux pas t'inscrire dans des tournois d'arènes, sinon ? C'est mieux que les batailles rangées ou les invasions maléfiques, on se sent un peu moins anonyme quoi.
- Non mais moi c'est pas le combat que je cherche. Dans les arènes, t'arrives, et le but c'est de se mettre deux coups et bonsoir. Moi ce que j'aime, c'est le fait de vivre un truc épique, mais avec des héros cool. L'important ce sont les aventures. On a beau être des méchants on est pas des bêtes..."''''''
'Elle y était presque, elle avait réussi par elle ne sait pas quel miracle à approcher suffisamment, l'air de rien, pour s'asseoir nonchalamment sur le bord du canapé, avec un sourire compatissant. Elle n'avait plus qu'à tendre la main dès qu'il se tournerait à nouveau vers Bigleux pour prendre l'épée. ''
''''- ...Et toi, alors, des Kermesses, vraiment ?
- Oh, ben ça empêche pas d'avoir parfois quelques surprises. Tu vois je me retrouve même à collaborer avec des héros, là."'''' Et en disant cela il pointa du menton la reine dans un salut amical.
//Tin-din, Bienvenue, redémarrage effectué ! N'oubliez pas d'activer Windows.//
L'atmosphère lunaire changea à nouveau en un instant. Le guerrier du chaos tourna sa tête juste au moment ou la main de la reine se refermait sur le fourreau derrière lui. Vide. IL ETAIT FOUTRASSE DE SA MERE DE VIDE. Une expression mi-heureuse, mi-furieuse commença à se peindre sur le visage du guerrier sanglant, qui murmurait, les yeux brillants “une…héroïne…”. Bigleux, avec son sourire béat, n'avait visiblement pas réalisé la boulette, mais cette fois, la reine n'en avait plus rien à secouer. Elle gifla avec le fourreau et toute sa force crâne de plumes et d'un coup de botte bien senti dans le thorax le fit tomber en arrière de la couche avant de s'enfuir en courant dans la nuit en direction d'un trou dans la muraille. Tant pis pour l'épée, pour Myrabel et pour Tristelune. C'était le déclencheur de trop. Elle allait rentrer chez elle, prendre un bain, du chocolat, des chats et reprendre le botin des princes -L'Amadou- et s'en dégoter un nouveau et tant pis pour la romance. Ces hommes, bon sang, ils pouvaient pas se débrouiller un peu seuls ?
Elle en était là de ses réflexions, courant à perdre haleine et sa robe //-ah non, je vous vois revenir, je vous décrirais rien cette fois !-// à travers les ronces sans oser jeter le moindre regard en arrière, vers le lieu du Rendez-vous avec Myrabel. Elle espérait que les autres s'en étaient mieux tirés.
[[Partir suivre Myrabel dans sa quête des Alliances->okAllastar]]
[[Pour retrouver une couronne avec Boutentrain ->couroneOk]]
[[Si vous avez suivi les trois quêtes...->Le rituelOk]]Mais NON, enfin ! Vous allez quand même pas faire ça ! Non, je suis désolé, faut vraiment que vous compreniez que pour bâtir un monde viable, il faut être dans le vi-vre-ens-em-ble. Y compris vivre avec Bigleux, oui. Je sais, c'est pas facile, on a des standards, on a tendance à aller vers les gens beaux et à craindre l'originalité quand ce n'est pas un bouquin qui nous fait sentir un peu altruiste.
Mais enfin, pauvre Bigleux, faites un effort !
Non... le mieux... c'est de laisser la reine se faire charcuter...
Pour le bien commun. Après tout, la vie de Bigleux n'a-t-elle pas autant de sens que celle de la reine ? Comment ça, non ?
ARISTO !
Non, et puis moi, j'ai encore besoin de Bigleux. Je crois.
[[Suite->suiteOk]]Alors, non.
C'est pas que j'aimerais pas, hein, mais pour ce genre de texte, il faut passer Premium, voyons ! OU accepter l'idée qu'il faudrait peut-être briser ce genre de fantasme pour cesser d'encourager derrière un prétexte cathartique des illusions sur la réalité des relations sexuelles qui nuit grandement à la romance, à la nature et aux robes, de manière générale. Mais c'est un autre débat. Un peu de tendresse, de romance. La sexualité débridée, c'est très surfait, de toute façon, voilà !
Et pendant que vous essayez quand même de le visualiser dans vôtre tête en ronchonnant contre les empêcheurs de fantasmer en rond, le barbare reprend soudain la parole.
[[Ecoutons-le, Pluto.->suiteOk]]
l'équipée traversa les catacombes qui avaient en réalité tous les atours d'un village troglodyte, de style ancien, certes, mais assez élégant. Les lieux ne semblaient pas avoir été conçus du tout comme une tombe, mais comme un hameau.
Kraum attendait, au fin fond, dans une cavité très sombre et poussiéreuse, juché sur un trône et un sceptre en main. Boutentrain secoua la tête en songeant "pas de roi, hein" avant de faire une révérence et de s'asseoir sur un tabouret dont il ne se rendit compte que bien trop tard qu'il s'agissait d'un empilement de cages thoraciques. Kraum était mieux conservé que les autres squelettes. Il avait encore un peu de peau et arrivait à parler. Les bénéfices d'avoir été embaumé. Ou alors d'avoir bu beaucoup trop d'alcool de son vivant.
''- Welcome, welcome, dear guests.
''''- Qu'est-ce que c'est que cette langue ? ''Lança l'oiseau au squelette.
''- On sait pas. On pense qu'il passe trop de temps dans les tréfonds du grand puits à contempler les étoiles. Je vais vous traduire, on arrive à le comprendre, à force de siècles.
''Kraum parlait, le squelette cliquetait et l'oiseau le traduisait. C'était une sacré cacophonie.
''- Salutations, majesté, je suis l'archimage Boutentrain et...
- Oh please, I am no king, ne m'appelez pas Majesté. Call me Robert.
''Pour la première fois, ce fut le Hungen qui prit la parole, d'une voix rocailleuse qui venait du tréfond de ses entrailles minérales :
''-...vous ne vous appelez pas Kraum ?
''''- Listen you piece of schist, I love being called Robert, ok ?
''''- Euh, pardonnez notre ami... Robert. Nous sommes envoyés en mission pour sauver le...roi de Terra Kraum en retrouvant une couronne.
''''- Ah. I see. Une histoire de femmes, hein? Damn.
- Heu, non, pas tout à fait...
- You see, J’ai été tué par une femme. La femme que j’aimais. Un jour, elle a découvert que j’avais écrit des poèmes à son propos. Elle aurait pu tolérer que je batifole avec une autre femme, c'est la liberté des couples matures, mais, de la poésie, come on. Rien de plus malaisant. Alors elle s'est enfuie et s'est barricadée dans son château, me laissant mourir de chagrin. J’ai décidé d’envahir son château. Bon. Mais du coup je l'ai surprise dans son sommeil et elle m'a poignardé, par réflexe. Le coup de pas d'bol. Maintenant que j'y pense, ç'était prévisible. A shame it is a bit late.
- ...D'accord, mais alors dans notre cas, c'est vraiment pas un problème de femme, c'est plutôt ...
- I didn't die that day, to be honest. Mais après ça je me suis senti si honteux...Mais en même temps, je refusais de...comment on dit... "détacher" mon coeur d'elle. Poignardé ou pas, je regrette de pas avoir su être meilleur.''
Boutentrain comprit alors ce qu'avait voulu dire la personne qui gardait la nécropole quand elle leur avait conseillé de ne pas parler aux morts. Il allait falloir trouver un moyen de changer de sujet.
''- Ah oui. Je comprends (c'était faux, il n'avait rien pané), sale affaire... et dites-moi c'est vous qui avez bâti cette cité ?"''
Ce fut le squelette barde qui répondit tandis que Kraum faisait semblant d'essuyer des larmes imaginaires de ses yeux imaginaires.
''- La nécropole était à l'origine un savant projet pour devenir immortel. Nos druides avaient compris que ce qui tuait une créature était la perte de son essence, extirpée de son corps par Nycanoc, la donneuse de baisers. Ensuite, le fluide vital quitte le corps pour rejoindre, par voie d'air ou de terre un autre corps qui le recueille. Sinon, il finit dans les eaux et s'écoule jusqu'à Nocmagna. En venant vivre dans cette cité loin des vents, de la terre et des eaux, nous pensions échapper à la mort. Well, nous le fîmes. Nous avions cependant oublié trois choses
1. Que nos serviteurs qui devaient nous nourrir habitaient dans la partie supérieure de la nécropole.
2. qu'un Arbre comme l'hoygg que nous avions choisi comme source de magie, ça a des raçines, et que les raçines, c'est un corps qui se fait un plaisir d'aspirer les vies qu'il rencontre et de puiser les eaux tout en faisant des trous partout dans le sol et
3. qu'en cas d'inondation parce que, mettons, vous avez osé défier les dieux, vivre au fond de tunnels dans un gruyère encerclé par un étang, c'est pas une bonne idée. Bref. Pour faire court tous nos serviteurs périrent noyés, et nous, nous nous décharnâmes faute de pouvoir nous nourrir. Enfin, certains plus que d'autres n'est-ce pas Daphné ?
- Oh, ça va, je ne t'ai mordu qu'un bout de ton corps dont tu savais pas te servir ! Et tu vas pas me le ressortir tous les deux cent ans si ?
''
Le vieux Kraum reprit la parole.
''- Well, so, vous avez besoin de la couronne d’un roi, hein? I'm afraid I wasn't king during my lifetime, as my advisors often reminds me nowadays. Je suis navré que nous ne puissions pas vous aider.''
Il se pencha d'un air conspirateur.'' "To be fully honest, J’avais une couronne que je m’étais fabriquée moi-même. Mais je me suis fait volé par une paire de pilleurs de tombes who were calling themselves heroes. A grumpy giant, a sexy priestess and a hunter. Ils se promenaient avec un drôle d’oiseau, maintenant que j’y pense.''"
L'aigle royal se mit à picorer l'épaule de Boutentrain
''- BON, c'est pas tout ça, mais...et bien, tant pis, merci quand même ! On va y aller hein !"''
---
Quelques minutes plus tard, ils étaient à nouveau dehors.
''- Damn, chou blanc. Tant pis, on va demander une autre solution à Myrabel. Mais...où est le passeur ?
- Vous voulez dire celui qu'on a menacé avec une arme au lieu de lui demander gentiment ? Ah oui, je me demande bien pourquoi il est pas resté nous attendre..."''
---
Alors qu'ils retraversaient l'étang juchés sur les épaules du Hungen, au fin fond du Tertre, le vieux Kraum s'en était retourné s'asseoir sur le perron, au fin fond du vieux puizet. Il regardait sans les voir les étoiles, et écoutait, loin, très loin en-dessous de lui, les échos d'un monde d'où émanaient de vagues "bêêêêêê..."
[[Si vous devez encore trouver l'épée, allez ici->OKlame]]
[[Pour aller voir Myrabel récupérer les Alliances, allez ici->okAllastar]]
[[Pour rejoindre Myrabel, Il va falloir se mouiller.->Le rituelOk]](if:(history: where its name contains "Le caravane")'s length is 1)[Vos yeux s'ouvrirent pour contempler la canopée rassurante de la Sylve. Et sur un grand bec de canard flanqué de deux yeux noirs qui évoquaient les profondeurs de l’univers et…une odeur de banane. Derrière celle du bananard, la tête des Alfes et de certains des téléportés étaient penchées au-dessus de la vôtre. Et vous aviez un mal de crâne terrible. Vous vous relevâtes avec la satisfaction immédiate d'avoir eu une mauvaise hallucination dont vous n'aviez déjà plus les contours en tête. Si vous aviez l'habitude d'avoir des rêves, vous auriez la même sensation que lorsque l'on se réveille et qu'on a le vague souvenir qu'on était l'instant d'avant en train de manger un milk-shake au bacon en compagnie de Cate Blanchett. Et qu'on aimerait y retourner sans savoir pourquoi. Cette impression d’avoir réalisé grâce à un rêve que vous aviez jusqu’à maintenant arpenté le monde les yeux clos. Mais maintenant qu’ils étaient ouverts, Platon venait de souffler la bougie. Et vous vous retrouver à tâtonner maladroitement, empressé de lui remettre la main dessus. Ce genre de rêve.
Vous demandâtes aux Alfes ce qu'il vous était arrivé. Ils vous regardèrent avec des yeux ronds. C'est un des ebenaumeurs qui vous répondit. Le type vêtu de façon colorée avec des grelots sur la tête :
"'' - Comment vous parlez notre langue ? Mais heu... vous avez été assommé. Je crois. Par quelque chose qui est tombé du ciel."
- Par quoi ?
- On a pas vu. On a trouvé $lal à côté de vous, et... ça."''
C'est alors que vos yeux se posèrent sur une espèce de grosse pierre qui avait l'air d'avoir été méchamment taillée par un sculpteur alcoolique. Et à laquelle on aurait collé de la barbe en métal. Deux yeux de rubis vous regardaient avec un air mauvais.
Un peu plus loin, vous vites quelqu'un pousser un cri qui fit fuir les animaux alentour dont une sorte de petit dinosaure orange qui s’enfuit dans une nuée de bulles. Celui qui avait le poussé le cri ouvrait de grand yeux ronds alors qu'il regardait par le hublot de la grosse boîte.
OH PUTASSERIE.
]
(if:(history: where its name contains "SoudainEben")'s length is 1)[Vos yeux s'ouvrirent pour contempler un grand bec jaune et deux yeux d’un noir absolu dans lesquels se réfletaient l’univers et…une odeur de banane. Derrière le bananard, la canopée effrayante de la forêt en Erenthyrm. Oh non, bon sang, ce n'était qu'un rêve, vous êtes encore là-bas. La tête des Alfes et de certains de vos compatriotes étaient penchées au-dessus de la vôtre. Et vous aviez un mal de crâne terrible. Vous vous relevâtes avec la tristesse immédiate d'avoir eu une hallucination dont vous n'aviez déjà plus les contours en tête, s'effaçant comme un rêve au réveil, quand se réveille et qu'on a le vague souvenir qu'on était l'instant d'avant en train de manger un milk-shake au bacon en compagnie de Cate Blanchett et qu'on aurait aimé y retourner sans savoir pourquoi... Cette impression d’avoir réalisé grâce à un rêve que vous aviez jusqu’à maintenant arpenté le monde les yeux clos. Mais maintenant qu’ils étaient ouverts, Platon venait de souffler la bougie. Et vous vous retrouver à tâtonner maladroitement, empressé de lui remettre la main dessus. Ce genre de rêve.
Vous demandâtes au bouffon de la Sombre Opale ce qu'il vous était arrivé.
"'' - Heu... vous avez été assommé. Je crois. Par quelque chose qui est tombé du ciel."
- Par quoi ?
- On a pas vu. On a trouvé $lal à côté de vous, et... ça."''
C'est alors que vos yeux se posèrent sur une espèce de grosse pierre qui avait l'air d'avoir été méchamment taillée par un sculpteur alcoolique. Et à laquelle on aurait collé de la barbe en métal. Deux yeux de rubis vous regardaient avec un air mauvais.
Un peu plus loin, vous entendîtes quelqu'un pousser un cri alors qu'il regardait dans le hublot de la grosse boîte.
OH PUTASSERIE !]Ils débouchèrent dans l'armurerie qui tenait aussi lieu de forge. Mais avant d'entrer, Bigleux tendit soudain un bras pour bloquer le passage à la reine et murmura de sa voix stridente :
''"Attendez. Pas par là.
- Mais pourquoi ?
- Regardez là-bas.''
Un peu plus loin, posé au milieu de la salle sur un gambison abandonné sur une table, un petit chat noir les observait, les yeux arrondis de surprise ou de peur.
''
- Quoi ? Le chat ?
- ça porte malheur les chats noirs. On y va pas.
- Mais vous êtes taré ? En plus il est pas noir, il a une petite tâche blanche, là !
- C'est un piège. Sûrement de la crème, ou de la farine. On y va pas."''
Et il s'en retourna, résolu. La reine n'insista pas. Certaines choses dépassaient l'entendement.
[[Aller vérifier la salle du trône->troneOk]]
[[Fouiller la chambre nuptiale->oKchambre]]
[[[Aller vérifier l'infirmerie->oLsoins]]
(link:"Si vous avez déjà fouillé partout...cliquez ici.")[=
Vous aviez désormais visité la salle du trône, l'infirmerie et la chambre, et nulle trace de l'épée. Pestant à voix basse, la reine chuchota à Bigleux qu'elle était à court d'idées. Celui-ci haussa les épaules, puis, à l'immense effroi de la Reine, se dirigea vers le premier envahisseur venu. Ils échangèrent quelques mots avant que Bigleux ne lui fasse un petit salut amical - MAIS WHAT -et revienne vers sa fausse captive.
''- L'est dans la sa tente dans la cour, m'a dit."
- Vous...vous lui avez demandé où était l'épée ?
- Bé Oui. C'tait plus simple. J'ai pas réfléchi, c'était pas une bonne idée ptet. ''
La reine soupira. Au moins, ils avaient une piste.
[[à la tente !->tenteOK]]
Le squelette prit un air extrêmement satisfait -ce qui était assez étrange à voir de la part d'une créature qui n'a plus rien sur son visage pour exprimer la satisfaction. Mais il resta ensuite là, l'air d'attendre. L'oiseau continuait de traduire ce qu'il claquetait en réponse à Boutentrain.
''
- Heu, c'est la bonne réponse ?
- Oui.
- On peut voir le roi de Kraum ?
- Non.
- Mais...
- Vous m'avez pas rapporté l'objet.
- L'hallebarde ? Celle qui est littéralement à 5 mètres de nous ?
- ...
- Sérieusement ? Mais elle est juste là, de l'autre côté de la porte. Faut vraiment que j'aille la chercher ?
-... Non mais c'est bon, d'accord. En plus ça fait des courants d'air. Vous vouliez quelque chose ?
- Nous sommes en mission de la plus HAUTE importance ! Nous avons besoin de voir l'ancien roi de Kraum.
- Il n'y en a pas.
- Pardon ?
- Kraum n'a jamais été un royaume. C'était d'abord un projet avorté de colonie, puis une forteresse autonome. Ce n'est que bien plus tard qu'elle devint considérée par le reste du monde comme un royaume mené par Arturius. Mais son corps est encore chez vous, je vous signale. On l'attendait, nous, justement, on pensait que vous l'ameniez...
- ...Mais évidemment ! En plus on était tous là à l'enterrement. Je pensais qu'on vous l'avait déjà ramené... Enfin ça veut dire, qu'avec les troubles liés à Nycanoc...ça se trouve il s'est relevé et il se promène quelque part dans le château. Bon, est-ce que vous avez quelque chose qui fait office de roi ?
- Heu. Fiou. EYH, JOSHUA ! Tu dirais que c'est qui le patron ici ? Kraum ? Ouais, j'aurais dit ça aussi.
- Mais...je croyais que...bon laissez tomber. ''
[[Aller voir Kraum->KraumOk]]]
Elle prit les alliances prestement, puis se dirigea vers le monte-plat. Rapidement, elle saisit un peigne en argent et tapa un certain nombre de coups sur un tuyau qui s'y enfonçait. Lentement, en grinçant, un plateau s'éleva. Dessus étaient posées deux alliances brillantes. Grâce les prit d'un geste preste et les remplaça par celles qui étaient gardées dans le magnifique coffret en acajou orné d'écailles de tritonnes puis sans reprendre son souffle elle renvoya le signal et le plateau disparut.
Une minute plus tard, elle avait retrouvé son sourire et fait disparaître les angles déterminés de son visage. Elle marchait dans le couloir, pas à pas, calmement, sa poitrine s'élevant d'un rythme presque naturel alors qu'elle apportait le coffret à l'Ambassadeur. Dans la salle du bal, la cérémonie du mariage avait commencé car on sentait bien qu'Avalz qui avait été abreuvé d'alcools de tous les horizons commençait sérieusement à dodeliner de la tête et du regard. l'homme massif, déguisé en citrouille -c'est le seul légume qui allait avec sa carrure- était juché sur un trône trop petit pour lui, les yeux perdus derrière des sourcils en brousse et une toque cernée d'or presque aussi touffue que sa barbe grise. Il ronflait lègèrement.
Avec un grand sourire maîtrisé, L'Ambassadeur prit le coffret des mains de Grâce en prenant soin d'éviter le regard de cette dernière. Pourquoi ? Se demanda-t-elle un instant. Il ne pouvait pas savoir, se dit la jeune femme. C'était impossible. Sinon, il y a longtemps qu'il l'aurait exécutée. Son coeur se remit à battre alors qu'elle s'efforçait de ne pas respirer plus vite ni battre des cils plus que de normal. Apparaître pour disparaître, vite. Elle ouvrit un peu plus son sourire et son écharpe tout à la fois. Les rares personnes qui l'avaient repérée ne virent plus que son cou galbé et sa peau à la teinte sablée.
''" - Prince, l'Impératrice de la cité de l'Etoile est heureuse d'avoir par mon intermédiaire l'extrème honneur de vous offrir ces alliances, forgées avec du vormeil et juchées d'Ornite extraite du fond du Gouffre des Obliviones. On dit que les couleurs dansent et changent en permanence dans cet orbe qui conserve toujours sa forme. Comme l'amour entre deux jeunes âmes enflammées. Régulier, constant, mais toujours renouvelé. Pour peu que vous soyez persistant, acceptiez d'apprendre à l'apprivoiser sans l'emprisonner, vous aurez alors j'en suis sûr le plus beau des brasiers."
''
L'ambassadeur se tut une demi-seconde alors qu'il regardait les alliances. Quelque chose passa dans son regard et il ajouta presque aussitôt, très vite :
''- Et tant que votre amour sera vrai, la pierre ne changera point de couleur."''
Evidemment, la remarque ne semblait pas anodine et résonnait comme une claire pique tendue à l'Empire de Magdalena qui avait coupé les liens commerciaux avec Allastar suite à une malencontreuse mésaventure à ses frontières, tandis qu'Allastar avait SANS HESITER pardonné l'anodine tentative d'invasion de l'haribogravie -tentative, il faut le préciser, essentiellement composée de 10 paysans pieds nus armés de pelles et d'un mage saoûl jûché sur un blaireau et qui fut abattu par un arbre aux branches dangereusement basses-. Aucun livre n'accepta de mentionner cet épisode mais on fit couper la branche.
Propre, efficace, élégant. L'assemblée potagère applaudit la pique, sauf le Campeador de Magdalena venu la représenter.
Puis on donna aux mariés qui n'avaient rien saisi à la scène les alliances. Ce fut beau, ce fut bref, ce fut intense. Personne ne remarqua le bouffon du Boyeux, un Nybel venu du fond des montagnes, qui semblait lorgner sur les alliances avec un regard suspicieux. Personne, sauf Grâce. Elle s'efforça de garder son sang froid alors qu'elle raccompagnait l'Ambassadeur sur la piste de danse.
Des pierres dont les couleurs changent ! Quelle idée ! Heureusement que l'Ambassadeur avait ajouté la dernière phrase, sinon tout le monde aurait vite remarqué que les couleurs ne dansaient pas du tout sur les répliques. Du travail d'amateur.
''
- Merci, Grâce, pour les alliances. Je vous offrirais bien cette danse, mais vous savez ce que les langues vont encore raconter. ''
Un sourire entendu entre eux deux suffit à dire ce qu'il n'y avait pas besoin de dire. Grâce connaissait depuis longtemps les penchants de l'Ambassadeur, et le voir danser avec les diverses princesses et avariées restait toujours à la fois amusant, charmant et un régal.
Mais aujourd'hui, elle n'avait pas la tête à l'observer. Elle s'éclipsa rapidement vers les cuisines, se préparant comme prétexte de vouloir prendre l'air. Une fois dans la fournaise des grandes cuisines voûtées, bondées d'agitation, de bruits, de fumée et d'odeurs, elle se dirigea toujours en s'efforçant d'être discrète vers le saloir.
Elle laissa la porte soigneusement ouverte. Personne n'ose écoute derrière une porte ouverte. Puis elle s'enfonça entre les carcasses pendues à la salaison, jusqu'à trouver une vieille servante à l'air renfrogné et au poing solide assise sur un tonnelet dans la fond de la pièce. Elle était en train de parler avec un nelwyn dont l'habit ne faisait aucun doute sur son envie -inutile- de paraître discret.
''- ... et voilà notre héroïne. Tout s'est bien passé, majesté ?
- Roh arrêtez de m'appeler majesté, c'est limite insultant. Oui, ils n'y ont vu que du feu, je crois, on l'a échappé belle. Alors, vous avez trouvé preneur ?
''C'est le Nelwyn qui répondit.
-'' Oui...elles sont magnifiques, ces pierres d'Onite. Bien meilleures que les imitations que nous vous avons données... je sais pas où l'ambassadeur a entendu cette histoire que les couleurs se figent avec l'amour sincère. C'est n'importe quoi mais ça a fait nos affaires.En attendant, quand vous aurez une mission en Krénie, allez voir la lavandière qui s'appelle Ksin Chu et dites-lui que vous avez besoin de nouvelles chaussettes violettes. Elle l'écoulera là-bas. Et moi je rapporterai l'or pour le peuple ici. Merci encore. Grâce à vos "échanges", des serviteurs du monde entier peuvent vivre plus décemment.
- Ah, ça suffit. Ce n'est rien, et nous prenons tous des risques. Les grands là-haut passent leurs temps à s'offrir les plus précieux cadeaux du monde alors qu'ils sont incapables de distinguer les vrais des faux. Au fait, j'ai taillé un costume aussi serré que possible pour l'Ambassadeur et j'ai caché les chutes de soie argentée dans mon oreiller. Pensez à les récupérer.''
La vieille femme hôcha la tête d'un air entendu. Ils allaient se séparer, quand une voix dans leur dos les interrompit, jaillissant de derrière deux gros Mourclins fumés se balançant sur des crochets en fonte. En un instant, le Nelwyn avait fait jaillir un pistolet, la vieille servante avait saisi un hachoir et dans une volte Grâce s'était plaquée au mur en tirant le long ciseau aux airs de poignards qui maintenait sa chevelure sauvage dans un chignon. Elle se déroula dans un oriflamme vermeil tandis que dans son autre main une petite fiole surgit de nulle part.
-'' Oulà, oula. Un peu de calme. Vous êtes tous bien trop tendus. Bonsoir, Bonsoir ! Rassurez-vous, je veux seulement les bagues et OH OH, du calme !''"
Myrabel dû lever les mains avec un bref geste cabalistique alors que les trois silhouettes avaient fait un pas en avant. Elles firent aussitôt un pas en arrière. Mais contre leur volonté.
''- Comment Q'tes entré, merdouille ? "'' cracha entre sa dent la vieille femme aux traits ridés qui visiblement n'avait pas une perception très fine de l'étiquette ni des anneaux.
''- Oh, je me suis téléporté depuis Terra Kraum, mais ça n'a pas d'importance. Je venais pour vous, Dame de Pique. Ne faites pas cette tête, j'en ai vu d'autres. Et pas toujours attachées à leur corps. Je sais ce que vous faites. Mais je vous paierai pour ces bagues, et au double du prix du neuf, en plus. J'oublierai qu'elles sont d'occasion. ''
Ils restèrent quelques secondes dans cette situation incongrue jusqu'à ce que le Nelwyn ne se sente son instinct de négociateur le pousser à préciser :
''- Euh. Elles sont neuves, hein. Ce n'est pas celles-ci qui ont été utilisées pour le mariage."
- Ah. C'est... problématique. Bon. Ramenez-moi les autres, alors.
- Pardon ? ''S'étrangla Grâce, avec toute la contenance qu'elle parvenait encore à trouver.
''- Oh, vous n'avez qu'à les échanger avec les vraies. Je vous dit que je vous les paierai le double dans tous les cas. Tenez, voilà. C'est une plume de Centaure.
-Mais les centaures n'ont pas de...
- Exactement. D'où sa précioseté. Allez me chercher les bagues et fissa, sinon je brûle tout de toute façon. Mais j'suis assez pressé. On se retrouve dehors, d'acc ? La bise. ''
Grâce remontait l'escalier, les tempes en feu, tout en s'efforçant de rajuster les grelots de son corset. Elle se sentait prise au piège. Et si il y a une chose qu'une renarde déteste, c'est se sentir prise au piège. Il ne faut pas chercher à les domestiquer. Les apprivoiser avec des roses ? Est-ce vraiment mieux. Non, il faut les laisser vivre et cheminer à leurs côtés tranquillement tant qu'elles le tolèrent ou se faire bouffer la main. Or, là, ce type sorti de nulle part avec ses mains chargées de bagues de magie et ses paroles de fiel avait tout du type qui n'a pas lu son manuel du bon gentleman. Mais son instinct de survie la poussait à ne pas mordre. Pas tout de suite. Il y avait trop de civils et trop d’anneaux à ses mains.
Comment allait-elle s'y prendre pour récupérer les alliances, bon sang ?
---
Si vous voulez lui suggérer de séduire le nouveau couple et de les entraîner dans une chambre et profiter de leur nudité pour faire l'échange... Well, commencez par aller vous passer la tête sous l'eau, déjà, puis cliquez ici. [[Hot fuzz->hot fuzzOk]]
Si vous voulez lui faire prétexter avoir oublié de passer un onguent spécial portant bonne fortune aux amoureux avant de donner les alliances pour les faire briller et discrètement procéder à l'échange, cliquez ici. [[Vanish->VanishOk]]
Si vous voulez l'encourager à accuser l'Ambassadeur d'avoir donné de fausses bagues aux mariés en exhibant les vraies... vous n'avez pas de race, déjà, surtout que c'est un chouette type, mais bon. [[Vendre sa race->AmbassadeurOk]]
Si vous voulez faire jouer les talents de Ventriloque de la dame de Pique pour faire parler le Boyeux endormi...whoa, je sais pas ce que vous avez en tête, mais ok, c'est là. [[Ventriloquie->VentriloqueOk]]
Si au contraire vous voulez utiliser ses talents de costumières et d'empoisonneuse pour...faire on ne sait quoi, be My guest.
[[Let's try.->poisonOk]]
[[Si vous avez réuni les trois objets ou que vous en avez marre de ces foutaises...->Le rituelOk]]↶↷
Résumé de l'épisode précédent
pour ceux qui débarquent. Lors du dernier Jeu de Rôle Grandeur Nature d'Ebenaum, un grand nombre d'invités à un mariage/couronnement/enterrement (on fait des économies comme on peut) en Ebenaum se sont retrouvés téléportés dans un lieu qui leur apparut extraordinaire et qui les amena à la rencontre de créatures étranges qui ne parlaient pas leur langue dont plusieurs hommes-animaux de divers horizons qui semblaient avoir été assemblés par une bande de lutins de noël ivres. Ils eurent des démêlées et tentèrent de reproduire le rituel pour rentrer chez eux, mais une créature surgit du portail et ruina leurs espoirs. Finalement, la plupart des débarqués décida de quitter la ferme dans laquelle ils avaient trouvé refuge pour suivre un étrange émissaire qui disait vouloir les mener dans un lieu sûr. Ils prirent donc la route dans la profonde forêt des Daloryans en compagnie de certains d'entre eux. Salutations à vous, humble promeneur, d'Ebenaum ou d'ailleurs ! Vous trouverez en ces quelques pages une aventure inédite -c'est pas difficile- qui vous emmenera en des lieux inconnus et vous spoilera à coup sûr les nombreux mystères que vous auriez pourtant aimé résoudre par vous-même en d'autres lieux. Pleasure is mine. Il s'agit d'un Livre Dont Vous êtes Le Maraud, parce que, clairement, les héros ne s'y bousculent pas plus que les choix vraiment significatifs. Je vous invite à essayer les différents parcours, parce que c'est aussi ça, être masochiste. C'est en redemander quand on a déjà plus de larmes. Sachez pourtant que le vice a été poussé de sorte que les premiers choix ne changent vraiment les versions des textes qu'au début et à la fin. De sorte que si vous voulez vraiment tout voir vous devrez quand même faire le parcours au moins deux fois. You are, again, very much welcome. Vous pouvez donc allègrement utiliser le bouton "retour" pour passer par un autre chemin, à priori, il n'est pas possible de perdre dans cette aventure, sinon votre temps et avouons-le, beaucoup de votre amour-propre. Pour vous récompenser et si vous nous dites ce que vous avez trouvé à vos pieds au dernier épisode, nous vous donnerons 1 bonus supplémentaire pour commencer le prochain GN. Pas radin les mecs. (notez que le bonus n'a pas été défini.Pas radin mais pas fou.) L'association Ebenaum décline évidemment toute responsabilité en cas de dommages psychologiques. Honnêtement, vous feriez-mieux de retourner regarder la dernière saison de Twin peaks, tant qu'à souffrir, au moins ça sera en musique. Toute ressemblance avec des personnes réelles n'est probablement pas fortuite. La bise. Si tu veux passer à l'action, clique ici Prémisce : Vous souvenez-vous de cette comète qui griffa notre ciel d'une étincelante signature durant quelques mois, Néowise ? N'est-il pas incroyable qu'une anomalie pareille fisse pourtant tant de bruit, généra tant de rêverie ? Je ne pouvais en détacher mon regard, et mon coeur en fut à jamais troublé. Pourtant, nous ne manquons pas d'étoiles ! Mais celle-là était filante. Tous ceux qui ont vu Stardust savent qu'il faut se méfier de ces dernières ! Qu'est-ce qu'une étoile filante, sinon un corps comme les autres mais dont le mouvement céleste et déterminé l'entoure d'une aura lumineuse, éclairante et inspirante, fil d'Ariane vermeil dont l'on veut se saisir comme le Petit Prince s'agrippant à ses oies sauvages pour se laisser emporter vers de nouvelles aventures et de nouveaux horizons en oubliant qu'on va s'en brûler les doigts pour ensuite aimer ces cicatrices? C'est justement parce que rien ne peut l'arrêter qu'elle est magnifique. Au mieux, on peut la suivre des yeux. J'aimerais me faire astronaute, pour voler à ses côtés, mais en attendant, c'est par l'imaginaire que l'on peut s'élever ! Ce phosphène sème dans sa caresse indélébile des étincelles en se promenant, petites braises qui tracent en pèlerins sur la peau froide de nouveaux sentiers carmins et relèvent les fleurs éteintes. Ce météore, j'espère qu'il vous a troublé tout comme moi. Un coup de pinceau qui agite nos constellations un instant et inspire d'autres mondes. Combien de mondes a-t-elle parcourus, Néowise ? Désormais je griffonne moi aussi quelques lignes dans sur une toile blanche, pour confier au papier et au passé ce souvenir étoilé. Laisser là ce chapitre et partir vers de nouveaux horizons en suivant le chemin de l’encre. J'aimerais qu'à leur tour ces quelques mots puissent tracer sur un visage assombri une courbe lumineuse dans un sourire, parenthèse éphémère, mais qui suffit à nous faire croire que, parfois, on peut retrouver des lumières inspirantes même au coeur de la nuit ! P.S = ça ne sert à rien de prendre des notes, ce n'est pas un indice pour la suite. C'était pour montrer que je sais aussi écrire des trucs mignons avant de vous abandonner à la boucherie qui va venir. Déso pas déso. C'est parti !